Les Moëlanais
Au fil des années
Moëlan au fil des jours
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9 janvier 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - En cour d'appel. - Julien Mahé, débitant à Kerampellan, en Moëlan, était condamné le 3 novembre dernier, par le Tribunal correctionnel de Quimperlé à six mois de prison.
Sur son appel, la cour, après plaidoirie de Me Charlier, qui demande pour son client le bénéfice du sursit, se montre bienveillante. Elle accorde le sursis demandé, mais élève à un an la peine de prison.
9 janvier 1926 (Echo de Bretagne)
Moëlan. - Des coups de fusil dans la nuit. - Le 3 janvier, vers 20h45, MM. Jules Guyomar, Joseph Le Delliou et Albert Orvoën, sortaient du débit de Kermagoret d'où ils venaient de consommer. En passant aux environs de Keranglien, on leur tira des coups de fusils.
Ceux-ci accusent un de leurs amis avec lequel ils auraient eu une petite discussion, d'être l'auteur de cette nouvelle chasse.
15 janvier 1926 (Echo de Bretagne)
Moëlan. - Acte de probité. - M. Joliff Alain, demeurant au bourg de Moëlan, ayant trouvé un sac à main contenant une certaine somme et divers menus objets, s'est empressé de le remettre à la mairie où la propriétaire a été heureuse de rentrer en sa possession.
Félicitations pour le geste de ce jeune homme.
16 janvier 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Coups de fusil. - Sur plainte de MM. Julien Guyomar, Joseph Le Delliou et Albert Orvoën, de Kerampellan, la gendarmerie a ouvert au sujet de coups de fusil tirés sur eux, le 3 janvier, vers 20 h 45 aux environs de Kerglien, par René Le Gall, marin de commerce, à Bellevue, en Moëlan. Le Gall a quitté Moëlan pour Saint-Nazaire, sans laissé d'adresse.
Une dispute aurait eu lieu avant cette scène, au débit Kermagoret, à propos de danses. Un nommé Nabec, aurait dit à Le Gall qui dansait au son d'un phonographe, qu'il ne savait pas danser.
Avis. - Une enquête de commodo et incommodo est ouverte à la mairie sur le projet de concession d'un parc à huîtres sollicitée par Victor Le Scaviner et François Favennec, dans la rivière du Bélon.
23 janvier 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Caisse des Invalides.- Ont obtenu une pension sur la caisse de Invalides : Mélanie Favennec, de Moëlan...
Moëlan. - Coups de fusil. - C'est à tort que nous avons dit que M. Le Gall était marin de commerce. Il nous a fait savoir qu'il est propriétaire à Moëlan et qu'il n'avait pas quitté Moëlan pour Saint-Nazaire.
20 février 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
P.T.T. M. Lanogre, receveur à Moëlan, passe à Argol.
28 février 1926 (Le Petit Lorientais)
Prises martimes. - Les personnes désignées ci-après ont un mandat de prises maritimes au bureau de l'Inscription maritime de Concarneau. Prière de se présenter muni de pièces d'identité ;
Au préposat de Doëlan : veuve Le Doze, née Le Maout, mère du matelot à Kernonen Largoat, en Moëlan ; Jean Le Doze, père du matelot, à Kerdoualen, en Moëlan ; Joseph Guyomard et Mme, née Le Grévellec, père et mère du matelot à la Villeneuve, en Moëlan ; veuve Favennec, née Robert, femme du matelot, à Kersécol, en Moëlan ; Pierre Haslé, père du matelot, à Kersel, en Moëlan ; Joseph Simon, matelot en Kersel, en Moëlan ; veuve Souffez, née Marie Guennec, mère du matelot à Kerhermen, en Moëlan ; veuve Fauglas, née Marie Le Goff, mère du quartier-maître, à Kerduel, en Moëlan ; Guénal Haslé, père du matelot, à Kerdoualen, en Moëlan ; Emile Le Goff, quartier-maître à Brigneau, en Moëlan ; Jean ?, matelot à Kercadoret, en Moëlan ; Julien Le Bourhis, père du matelot, à Kerdoualen, en Moëlan.
4 mars 1926 (Comoedia)
L'exposition Jacques Vaillant
[...] Voici ouverte son exposition, à la galerie Bernheim, 83, rue du Faubourg-Saint-Honoré : paysages de Bretagne et de Provence, des matelots, des gars de Moëlan, des mokos, des gens de l'Estaque, tout apparaît vivement enluminé dans la lumière. Nous ne pensons pas nous tromper en disant que Jacques Vaillant a prouvé par cette exposition qu'il était un des bons peintres d'à présent.
6 mars 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Précoce voleur. - Le jeune François Jégou, qui n'est âgé que de 12 ans, s'est rendu coupable de vols dans plusieurs maisons de la localité. Jusqu'ici personne n'avait porté plainte. Cependant M. Orvoën, cultivateur à Kerascoët, chez qui le pauvre gosse avait pénétré trois ou quatre fois déjà, s'est décidé à avertir la gendarmerie. On a découvert d'autres vols au compte de François Jégou qui, refusant de travailler à la maison, ne voulant pas aller à l'école, passait son temps à vagabonder et pénétrait dans les maisons inoccupées où il volait tout ce qu'il trouvait.
Avec le produit de ses larcins, il se payait des friandises.
Il s'est rendu coupable de bien d'autres méfaits, du moins la rumeur publique l'en accuse : jets de pierre sur les automobiles, destructions de plants. Il a même tenté l'an dernier, de mettre le feu à la maison d'habitation de M. Morvan, retraité de la Marine, à Kergoulouët. Par égard pour ses parents qui sont d'honnêtes gens et qui ont essayé de corriger leur fils, M. Morvan, n'avait pas porté plainte.
François Jégou a semblé ne pas être en possession de toutes ses facultés et il serait désirable qu'on prenne une décision à son égard, car, craint de tout le monde, il est un danger pour la sécurité publique.
Un drôle de citoyen. - C'est un nommé Questel, entrepreneur demeurant à Mentoul en Moëlan. Il s'est plaint qu'un jeune homme, Jean Cabillic l'a frappé le soir du mardi 23 février.
Or, la nuit suivante, Mme Questel et deux de ses fils ont dû coucher dehors après avoir subi les brutalités de leur époux et père. Quatre autres enfants âgés de 7 ans, 6 ans 1/2, 3 ans 12 et 20 mois, couchaient à la maison. Le sieur Questel rend d'ailleurs la vie impossible à sa femme et étant donné les bons renseignements que l'on donne sur Cabillic, on peut penser que l'histoire que raconte Questel est de son invention. Tout au plus, peut-on penser que Cabillic voyant Questel brutaliser sa femme et ses enfants se serait interposé.
27 mars 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Coups et blessures. - Il y a trois semaines environ, Gustave Guirinec, calfat, chez M. Briec, constructeur de bateaux à Brigneau ; Alexis Guirinec, son frère ; Louis Toulgoat et Joseph Déréat, aussi charpentiers calfats, chez le même, se servirent d'une plate appartenant à Jean François Favennec, marin pêcheur à Kermeurzach, et ce, sans son autorisation. Ils effectuèrent une petite promenade dans le port et cassèrent un aviron. Sur observations qu'il leur fit, Favennec ne reçut que des injures. Le lundi 13, revenant de la pêche en compagnie de son fils Joseph et d'Etienne Lollichon, de Ponthouar, en Moëlan, Favennec fit la cotriade chez Benjamin Le Gall. Il y était encore vers 20 h 30, quand survinrent quatre jeunes gens, dont trois des coupables du bris de l'aviron. Bientôt il s'élancèrent sur le groupe Favennec, à coups de poing et à coups de bouteilles qui se brisèrent contre le mur de la salle. Il est vrai que Lollichon leur aurait dit un mot désagréable : " Charpentiers de mes c... ! " et qu'il s'était agi de l'aviron. Ce fut une mêlée générale au cours de laquelle la lampe renversée s'éteignit. Cette scène dura une heure environ, jusqu'à ce que les époux Le Gall, ayant appelé des voisins, réussirent à mettre un terme à la bataille.
Aux dires des jeunes charpentiers, l'aviron brisé valait tout au plus, 2 fr 50 et Favennec en demandait 50 fr. Les jeunes gens lui offraient de plus de lui en faire un neuf, à l'oeil...
24 avril 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Classement de Saint-Philibert. - Par arrêté de M. le Ministre de l'instruction publique et des Beaux-Arts en date du 27 mars 1926 :
La chapelle de Saint-Philibert, appartenant à la commune de Moëlan, est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques ainsi que le calvaire et la fontaine voisins.
Ce classement répond aux voeux de tous les amis de l'art.
1 mai 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Obsèques. - Mercredi, 28 avril, ont eu lieu, à Moëlan, les obsèques de M. Frédéric Barbe, ancien maire de Moëlan, ancien conseiller de l'arrondissement de Quimperlé, notaire honoraire, décédé, très inopinément, à Quimper, à la suite d'une opération nécessitée par un accident imprévu, lundi dernier, dans sa 67e année.
Maire de Moëlan, depuis de longues années, attaché à la politique d'ordre représentée à Corentin Guyho, il ne fut pas réélu en 1900, malgré tout le dévouement qu'il apporta aux affaires de la commune, durant de longues années de guerre.
Il s'en consola, tout entier d'abord aux affaires de son étude, et depuis deux ans, en se livrant aux travaux du jardin. Au reste, toujours aimable et souriant, digne en un mot de la grande amitié et de la considération dont l'entouraient la plupart de ses concitoyens.
Un grand nombre d'entre eux vinrent le conduire à sa dernière demeure, après la cérémonie religieuse qu'avaient présidée M. le recteur de Moëlan et M. l'abbé Guillet. Les cordons du poële étaient tenus par MM. Etchécopar et Kerautret, et MM. Boulay, pharmacien, et Guéguen, ancien adjoint... Au cimetière, M. Etchécopar, président de la Chambre des Notaires, lui addressa l'adieu qui suit :
"C'est avec une bien douleureuse émotion que je viens personnellement et au nom de la Compagnie des notaires de l'arrondissement de Quimperlé, adresser un suprême adieu à mon cher ami Frédéric Barbe, si brusquement arraché à la tendre affection de sa famille.
Doué d'un excellent coeur et d'une conscience droite, il savait s'attirer immédiatement la sympathie de tous ceux qui l'approchaient et depuis 25 ans que j'étais son confrère et son ami, j'ai vu grandir chaque jour l'amitié que je lui portais, tant était irrésistible l'attrait de sa nature france, loyale et souriante.
En mars 1888, il fut nommé notaire à la résidence de Moëlan, succédant à son père qui avait dirigé cette étude pendant de longues années.
Confrère affable, complaisant, empressé, scrupuleusement respectueux de nos règlements confraternels, il fut plusieurs fois Président de la Chambre des notaires de notre arrondissement, et sut remplir cette délicate mission avec un dévouement, un tact et une urbanité auxquels tous les membres de notre compagnie s'accordianet à rendre hommage.
Il y a deux ans, continuant la belle tradition de sa famille notariale, il transmettait à son fils, notre jeune confrère su cruellement éprouvé aujourd'hui, son étude avec l'exemple de 38 ans d'exercices dignement et honorablement remplis.
Ses qualités professionneles et cette belle carrière notariale lui firent décerner par décret du 20 mai 1925, le titre de notaire honoraire, distinction qui ne fut certes jamais mieux méritée.
Et voilà qu'au moment où entouré de la tendresse des siens, de l'affection de ses confrères et de l'estime de tous, il commençait à jouir d'un repos bien gagné, une cruelle destinée nous l'enlève, avec une foudroyante rapidité, nous plongeant dans la plus douloureuse consternation.
Notre compagnie gardera fidèlement le souvenir de votre longue et belle existence notariale, mon cher Barbe ! Elle s'inspirera toujours de l'exemple de droiture, de dignité et d'indulgence bonté, que, vous lui avez constamment donné et tous ceux qui vous ont connu, n'oublieront jamais la cordialité de votre bon sourire et les exuises qualités de votre coeur d'or.
Au nom de la Compagnie des notaires de Quimperlé et personellement, du fond du coeur, je prie madame Barbe mère, notre malheureux confrère et toute leur famille d'agréer l'expression de nos plus vifs regrets et nos biens sincères condoléances.
Et je souhaite que la respectueuse sympathie dont ils se sentent entourés apporte quelque adoucissement à leur profonde douleur.
Adieu, mon vénéré confrère, adieu mon cher ami, adieu !"
En cette douloureuse circonstance, l'Union Agricole et Maritime adresse l'expression de sa vive et respectueuse sympathie, à la famille de celui qui fut toujours son ami ; Mme Frédéric Barbe ; M. Frédéric Barbe, son fils, le notaire actuel et madame ; M. Georges Barbe, M. et Mme Godin, sa belle-mère ; M. et Mme Bargain, ses beau-frère et soeur.
Moëlan. - Pour avoir de l'argent. - De nombreux automobilistes se sont plaint du jeune François Jégou de Moëlan. Ce pauvre gosse dont nous avons déjà parlé il y a quelques temps, ne trouve rien de mieux à faire maintenant que de se coucher devant les autos forçant ainsi les automobilistes à s'arrêter. Il leur déclare alors en pleurant qu'il meurt de faim. Avec l'argent qu'on lui remet ainsi quelquefois, il se paie des bonbons et des gâteaux.
On ne peut ainsi laisser en liberté ce pauvre gosse chez qui tous les mauvais instincts semblent s'être développés à la suite d'une méningite faite il y a 3 ans.
Moëlan. Affaire de coups. Yves Ollivier, 56 ans, pêcheur, a porté plainte contre François Souffez, 44 ans, retraité de la Marine, qui l'aurait bousculé et frappé. Souffez prétend avoir été insulté. Il avoue avoir donné une giffle mais nie avoir jeté à terre son voisin.
L'affaire aura sans doute son épilogue devant le Tribunal correctionnel de Quimperlé.
Moëlan. Foire. La 2e foire de Moëlan, coïncident avec le jeudi de l'Ascension, est reportée au jeudi 20 mai.
Moëlan. 253e section des Médaillés militaires. - Dimanche 9 mai, à Moëlan : 11 h. rassemblement chez M. Guillou, boulanger, en face de la mairie ; à 11 h. 30, défilé, dépôtd'une gerbe au monument aux morts. A midi, banquet, salle Scoazec ; la carte 12 fr.
Moëlan. - Les torchons de M. le Maire disparaissent. - M. Mathurin Le Goff, maire de Moëlan, s'apercevait depuis quelque temps que du linge disparaissait de chez lui. Dernièrement, on lui présenta un torchon qui séchait parmi le linge de sa journalière. Il le reconnut comme lui appartenant. Il porta plainte à la gendarmerie qui ouvrit une enquête, au cours de laquelle on découvrit deux autres torchons.
La journalière, la femme Corentin Lozachmeur, de Porz-Moëlan, prétend que ces torchons lui avaient été donnés par la bonne de M. le Maire, pour envelopper des denrées et qu'elle avait oublié de les rendre.
22 mai 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. Vanalisme. - 216 isolateurs ayant été brisés sur la ligne téléphonique de Moëlan à Brigneau, la gendarmerie a ouvert une enquête approfondie, qui a amené la découverte de treize inculpés de 10 à 19 ans.
Ils auront à répondre de leurs méfaits devant le tribunal.
29 mai 1926 (L'Union Agricole et Maritime)
Tribunal correctionnel de Quimperlé.
Moëlan. - Affaire de coups. - Quatre jeunes gens, ouvriers charpentiers, les nommés Guirinec Pierre, dit Gustave, Guirinec Alexis, de Beuzec-Conq, Toulgoat Louis, de Riec-sur-Bélon, et Déréat Joseph, de Lanriec, avaient eu la malencontreuse idée de prendre une plate appartenant à M. Favennec et brisèrent l'aviron qui s'y trouvait. Favennec leur demanda 50 fr. de dommages-intérêts, ce que les jeunes gens, à tort ou à raison, ne voulurent pas admettre. Le 13 mars, Favenenc père et fils, ainsi que leur matelot Lollichon, mangeait la cotriade au débit Le Goff, lorsque survintrent les quatre jeunes gens qui sans provocation frappèrent les Favennec et leur matelot. Comparaissant devant le tribunal et défendu par Me Bot, ils s'entendent condamner Guirinec Pierre, à 8 jours de prison avec sursis et 50 fr. d'amende. LEs trois autres chacun à 50 fr. d'amende. Tous quatre sont condamnés solidairement aux dépens.
Moëlan. - Les torchons de M. le maire. - Marie Joséphine Pustoch, femme Lozachmeur, journalière chez M. Goff, maire de Moëlan, avait soustrait à ce dernier trois torchons et deux serviettes. Coût, 8 jours de prison avec sursis et 50 francs d'amende.