Propriétaires avant 1789
Le terrier
30 août 1678
Quimperlé (Finistère, France) | 1678-1682 |AN P/ 1699
[p. 353 à p. 362]
En marge : Logcou bian
[p. 353] Déclaration et dénombrement des héritages ci-après que Jacques Bienvenu faisant tant pour lui que pour ses consorts, demeurant au village de Logcou Bihan [Lonjou bihan] en la paroisse de Moëlan, tient et possède prochement et noblement du roi notre sire sous son domaine et recette de Quimperlé, aux charges et devoirs ci-après et qu’il fournit et présente au roi devant messire Guillaume Dondel, chevalier, seigneur de Pendref, conseiller du roi au Parlement et maître ordinaire en la Chambre des comptes de Bretagne, commissaire nommé par arrêt du Conseil d’état et lettres patentes de sa majesté, données au camp devant Ypres le dix-neuvième jour de mars dernier mil six-cent-soixante et dix-huit, pour la réformation des domaines de Saint-Brieuc, Cesson, Gouello [Goelo], Lannion, Quimper, Quimperlé, Carhaix, Gourin, Châteaulin, Concquarneau [Concarneau], Concfouesnant [Fouesnant], Rosporden, Châteauneuf-du Fou [Faou], du Huelgouet [Huelgoat] et Landelleau [Landeleau] et à messieurs les juges de la cour et siège royal de Quimperlé, pour satisfaire à l’ordonnance de messieurs les commissaires du huitième jour de juin dernier, dit an mil six-cent-septante et huit, publiées aux prônes des grandes messes des paroisses du ressort de ladite juridiction royale de Quimperlé, lesquels héritages consistent, [p. 354] c’est à savoir :
Une maison nommée An ty lan, autrement An ty braz, ayant trois pignons et une cheminée ; au pignon du levant, cinq portes vers le midi avec une montée et deux fenêtres, autre porte à fambrois vers le nord, contenant de long soixante et cinq pieds, de hauteur onze, et de large quatorze.
Plus une autre, nommée Argambre, avec deux pignons sans cheminée ; le pignon du midi donnant sur le chemin qui conduit à Quilimar dudit Logou Bian, et le pignon du nord sur le puits dudit village ; avec deux portes aussi vers le nord dans son pignon ; contenant en long dix-sept pieds et de hauteur sept et de large douze.
Autre maison nommée An ty forn [E 404], avec deux pignons ; dans le pignon du midi il y a une cheminée avec son four, dans le pignon du nord, donnant sur ledit chemin, y a une porte et une fenêtre du côté du couchant ; contenant en long vingt et un pieds et de hauteur sept et de large treize pieds.
Plus autre maison nommée Le hardy avec un pignon du couchant et du levant à l’abandon, contenant en long vingt pieds et de hauteur neuf pieds et de large treize pieds.
Autre maison nommée An ty couz [E 389] avec quatre pignons, une cheminée au levant et autre cheminée au couchant, avec trois portes au midi et trois fenêtres ; contenant de longueur septante et six pieds, de hauteur sept et de large treize pieds.
Plus une autre maison nommée Ar Craou [E 412] avec deux pignons sans cheminée, avec une porte au nord de ladite maison ; contenant de longueur seize pieds, de hauteur cinq et de large dix.
Une aire à battre [E 403] qui donne du levant sur une maison nommée An ty forn et du midi sur un parc nommé Parc leur [E 357 à E 364] ; contenant en fonds quatre cordes.
S’ensuivent les terres chaudes
Et premier[rement] un jardin nommé Liorz Nicollas [E 417 à E 421, Ar verger bihan en 1832], donnant du bout du levant sur autre nommé Le parc bonnal [E 150 à E 152], du bout du couchant sur autre nommé An dachen [E 395], du côté du midi sur une maison nommée An ti lan, autrement An ti braz, et du côté du nord sur autre nommé Parc an dréon an ty, avec les édifices tout, [p. 355] alentour, contenant en fonds quinze cordes.
Autre jardin nommé Liorz ar leur, le bout du levant donne sur aire à battre et le bout du couchant sur une pièce de terre nommée Liorz an ty coz et le côté du midi sur une pièce de terre nommée Parcou leur [E 357 à E 364], du côté du nord sur les issues du village, avec les édifices tout alentour, contenant en fonds seize cordes.
Plus autre pièce de terre nommée Liorz an ty couz [E 390 à E 393, devenues Liors ar canap en 1832], donnant du bout du levant sur une pièce de terre nommée Liorz ar leur, du couchant sur autre nommée Liorz mel [E 382 à E 384], du côté du midi sur un parc nommé Ar leur [E 357 à E 364] et du nord sur les issues dudit village, ayant ses édifices tout alentour, contenant en fonds douze cordes.
Trois petits jardins, nommés Liorzou an ti couz [E 388], donnant du côté du midi sur une maison nommée An ty couz [E 389], du côté du nord sur un parc nommé Parc ar c’hoat [E 431], du bout du levant sur une autre pièce de terre nommée An dachen [E 395] et du couchant sur autre nommée Liorz ar lan [E 381, E 385] ; contenant en fonds dix-neuf cordes et demie, ayant leurs édifices comme ils leur appartiennent.
Plus autre nommé Liorz an ty forn [E 405], donnant du bout du nord et bout du levant sur un chemin qui conduit à Quilimar du village du Longou [Lonjou], du midi sur une pièce de terre nommée Parc ar leur [E 357 à E 364], et du couchant sur une maison nommée An ty forn [E 404], contenant en fonds deux cordes, ayant ses édifices tout alentour.
Plus une autre pièce de terre nommée Liorz mel [E 382 à E 384], donnant du côté du levant sur une pièce de terre nommée Liorz an ty couz [E 390 à E 393, Liors ar canap en 1832], du bout du midi sur Parc ar leur [E 357 à E 364] et du côté du couchant sur autre pièce de terre nommée Parc Ar querhec, et du bout du nord sur une maison nommée An ty Couz [E 389], contenant en fonds seize cordes avec aussi ses édifices tout alentour.
Un parc et pièce de terre nommé Parc ar leur [E 357 à E 364], donnant du côté du levant sur le chemin qui conduit à Quilimar dudit village, du bout du midi sur un parc nommé Parc ar rouzlan [E 342 à E 349, Parc an nohen en 1832] du côté du couchant sur autre nommé Ar coz liorz [E 371 à E 380, Guillorez en 1832] et du bout du nord sur aire à battre ; contenant en fonds trois journaux fors [moins] un quart.
Autre parc nommé Ar coz liorz [E 371 à E 380, Guillorez en 1832], donnant du bout du levant sur pièce de terre nommée Parc ar leur [E 357 à E 364], du [p. 356] côté du midi sur un parc nommé Parc Michel [E 365 à E 367], et du bout du couchant sur un parc nommé Ar Carenchou, du côté du nord sur Parc ar querhec, avec ses édifices tout alentour, contenant en fonds trois journaux fors [moins] un quart.
Idem une pièce de terre nommée An irvin buch [E 368 et E 369, Terrien guen en 1832] donnant du bout du levant sur un parc nommé Parc Michel [E 365 à E 367], du côté du midi sur autre nommé Ar Rouspel [E 316 à E 326, Marou pell en 1832], du bout du couchant sur autre nommé Ar Carenchou, et du côté du nord sur Coz liorz [E 371 à E 380, Guillorez en 1832], avec ses édifices tout alentour, contenant en fonds soixante et trois cordes.
Autre parc nommé Parc Quer hec, donnant du côté du levant sur une pièce de terre nommée Liorz mel [E 382 à E 384], du côté du midi sur un autre nommé Liorz an coz et le côté du couchant sur Liorz ar lan [E 381, E 385] ; ayant ses édifices tout alentour, contenant en fonds dix-sept cordes et un pied.
Plus un parc nommé Parc ar irvin an ty [E 422 à E 426, Ar verger bras en 1832], le côté du levant sur un parc nommé Ar Couchen [E 149], du bout du midi sur autre parc nommé Liorz Nicollas [E 417 à E 421, Ar verger bihan en 1832], du côté du couchant sur autre nommé An dachen [E 428 à E 430], et du bout du nord sur la forêt de Moëlan, ayant ses édifices tout alentour, contenant aussi en fonds un journal et demi.
Autre nommé Parc bonnal [E 150 à E 152], donnant du côté du levant sur parc nommé Carant ar c’hoat [E 142 à E 146, Parc ar feunteun en 1832], du midi sur le chemin qui conduit à la fontaine dudit village et le côté du couchant sur autre nommé Liorz Nicollas [E 417 à E 421, Ar verger bihan en 1832], et du bout du nord sur autre nommé Ar couchen [E 149] avec ses édifices, contenant en fonds trente et cinq cordes.
Un parc nommé Parc c’hoat [E 431], donnant du côté du levant sur pièce de terre nommée An dachen [E 427 à E 429], du bout du midi sur autre nommée Liorz ar lan [E 381, E 385] et du bout du nord sur la petite forêt de Moëlan, avec ses édifices tout alentour, contenant en fonds un journal et cinq cordes.
Idem un parc nommé Parc Moëlan [E 436 à E 438], donnant du côté du levant sur terre Liorzou lan [E 381, E 385], du bout du midi sur Prat Jaffré, et le côté du couchant sur Parc Jaffré, et du bout du nord sur la forêt de Moëlan, ayant ses édifices tout alentour, contenant pareillement en fonds soixante et seize cordes.
[p. 357] Autre parc nommé Parc ar poul c’hoat, donnant du côté du levant sur les parcs nommés Liorzou an ty coz [E 388], du côté du midi sur les mêmes nommés Liorzou lan [E 381, E 385], du bout du couchant sur lesdits Liorzou lan, et du côté du nord sur Parc ar c’hoat [E 431], ayant ses édifices, contenant en fonds dix-huit cordes.
Plus un parc nommé Parc ar lan braz [E 124 à E 130], donnant du côté du levant sur un parc nommé Couchen ar cozprat [E 103, Coz prajou en 1832], du bout du midi sur un pré nommé Prat névez, du côté du couchant sur un parc nommé Ar lan bihan [E 122, E 123] et du bout du nord sur un chemin qui conduit à un parc nommé Ar lan braz dudit Longou bihan, ayant ses édifices, contenant en fonds un journal et trente et quatre cordes.
Plus autre pré nommé Prat ar ster, donnant du côté du levant sur un parc nommé Ar lan, du bout du midi sur la lande de Quilimar, du côté du couchant sur un parc nommé Parcou ar lan, et du côté et bout du nord sur une pièce de terre nommée S ? frabouz ?, ses édifices tout alentour, contenant pareillement en fonds septante cordes.
Autre pré nommé Prat ar marchic, donnant du bout du levant sur une parc nommé Ar Gonidy, du côté du midi sur les terres qui donnent sur Lan Quilimar [ E 179, E 183, E 190 à E 193], du bout du couchant sur un parc nommé Rouzmoric, et du côté du nord sur autre nommé Rouzlan, ayant ses édifices tout alentour, contenant en fonds un journal et douze cordes.
Idem une pièce de terre nommée Parc lan bihan [E 122 et E 123] donnant du côté du levant sur Parc ar lan braz [E 124 à A 130], du bout du midi sur un pré nommé Prat névez, du côté du couchant sur un autre pré nommé S ? frabouz, du bout du nord il y a un petit parc en même mesurage 1.8 [les] deux contenant en fonds un journal et sept cordes et demie.
Plus un parc nommé Prazou névez, donnant du bout du levant sur une pièce de terre nommée Ar coz prat [E 102 à E 104], du côté du midi sur terre de Quilimar et du bout du couchant sur terre nommée Prajou ar ? , du côté du nord sur Parc ar lan, avec ses édifices vers le midi, contenant en fonds un journal et demi.
[p. 358] Idem autre pré nommé Prat ar Carenchou, donnant du côté de l’orient sur autre nommé Ar Carenchou, et le bout du midi sur une pièce de terre nommée Parc ar Scanniguic, du côté du couchant sur ledit parc et du bout du nord sur un pré nommé Prat Jaffré, avec ses édifices comme ils se continuent, contenant en fonds trente et deux cordes.
S’ensuivent aussi les terres froides
Et premier[rement], un parc nommé Liorzou lan [E 381 et E 385], donnant du côté du levant sur une pièce de terre nommée Ar Querhec, et le bout du midi sur autre nommé Ar Carenchou, le côté du couchant sur autre nommé Prat Jaffré, du bout du nord sur la forêt de Moëlan, contenant en fonds pareillement deux journaux et demi et six cordes.
Autre parc nommé An Trusnay, donnant du côté du levant sur un parc aussi nommé Ar Rouspel [E 316 à E 326], du bout du midi sur autre nommé Rouzmoric, du côté du couchant sur autre nommé Carenchou, et du bout du nord sur autre parc nommé An terriennou guen [E 368, E 369], contenant en fonds quatre journaux.
Plus autre nommé Ar Rouxpel, donnant du côté du levant sur autre pièce de terre aussi nommée Rouzlan, du bout du midi sur autre nommée Rouzmoric, du bout du couchant sur autre nommée An Tousiouy et du bout du nord sur autre nommée An terriennou guen, contenant aussi pareillement en fonds deux journaux et demi dix cordes.
Idem un parc nommé Parc Michel [E 343, E 365 à E 367], donnant du bout du levant sur Parc ar leur [E 357 à E 364], du côté du midi sur Autre nommé Rouzmouric [E 327 à E 329, E 332 à E 334 ? Mar tost en 1832 ?] du côté du couchant sur autre nommé An Tousivuy et du bout du nord sur autre nommé An terriennou guen, contenant en fonds un journal.
Un parc nommé Parc ar Rouzlan, donnant du côté du levant sur le chemin qui conduit à Quilimar du Longou, du bout du midi sur Prat ar Marchic, le côté du couchant sur le Rouzpel [E 316 à E 326], le bout du nord sur Parc ar leur [E 357 à E 364] ; contenant en fonds trois journaux et trois quarts de journal.
[p. 359] Autre nommé Ar Gouidy [E 166 à E 172, E 177 et E 178], donnant du côté du levant sur Prat ar ster, du bout du midi sur la lande de Quilimar, du côté du couchant sur le Rouzlan, et du bout du nord sur Parc ar feunteun [E 142 à E 146], contenant en fonds sept journaux et demi et quinze cordes.
Plus autre nommé Parc ar feunteun [E 142 à E 146], donnant du bout du levant sur parc nommé An Tanvezou [E 135 à E 140], du bout du midi sur autre nommé Ar Gouidy [E 166 à E 172, E 177 et E 178], du bout du couchant sur le chemin qui conduit au bourg de Moëlan de Quilimar, et du bout du nord sur le bourg de Moëlan, contenant en fonds six journaux et un quart.
Idem autre parc nommé Parc An Tanvezou [E 135 à E 140],, donnant du côté du levant sur autre nommé G ? Toulanbraz [E 96 à E 101], du bout du midi sur autre nommé Couchen parc ar lan, du côté du couchant sur autre nommé Parc ar feunteun [E 142 à E 146], du bout du nord sur le bourg de Moëlan, contenant en fonds un journal et un quart de journal.
Un parc nommé Parc ar quistinin, donnant du bout du levant sur autre nommé Parc ar feunteun [E 142 à E 146], du côté du midi sur le Gouidy [E 166 à E 172, E 177 et E 178], du bout du couchant sur le chemin qui conduit à Quilimar du Longou, et du bout du nord sur le chemin de la fontaine, contenant en fonds vingt et quatre cordes.
Autre nommé Ar couchen [E 147 à E 149, E 153], donnant du bout du levant sur la forêt de Moëlan, du bout du midi sur parc nommé Parc ar feunteun [E 142 à E 146], du bout du couchant donnant sur parc nommé An dréon an ty, contenant en fonds un journal et dix cordes.
Plus une pièce de terre nommée An dachen [E 395, E 427 à E 429], donnant du côté du levant sur parc An dréon an ty, du bout du midi sur Liorz an dréon an ty coz, du bout du couchant sur pièce de terre nommée Parc ar c’hoat [E 431] et du bout du nord sur le bourg de Moëlan ; contenant en fonds soixante et dix cordes.
Un parc nommé Parc An mel donnant du bout du levant sur une pièce de terre nommée Parc ar ouaz Treuz, du bout du midi sur autre nommé Ar ouaz Treuz, du bout du couchant sur le bourg de Moëlan, et du bout du nord sur autre pièce de terre nommée An Tannou ?, contenant en fonds quatre journaux.
[p. 360] Idem autre parc nommé Parc ar ouaz treuz, donnant du bout du levant sur le chemin qui conduit à Saint-Morice de Gantanou ? [Kerantanou ?], du bout du midi sur une pièce de terre nommée Ar lan, et du couchant sur Ar ouaz Treux, contenant en fonds deux journaux et cinq cordes.
Autre parc nommé Parc Lan Gal, donnant du bout du levant sur la lande et du midi sur le bout de la lande de Quilimar, du bout du couchant sur le Ouaz treuz, et du bout du nord sur autre parc, nommé Ar Ouaz treuz, contenant en fonds deux journaux et demi et dix cordes.
Plus un frostage nommé Ar lan, donnant du côté du levant sur le grand chemin qui conduit à Saint-Morice de Gantaou [Kerantaou] ?, et le bout du midi sur terre nommée jusqu’en Quilimar, du bout du couchant sur autre aussi nommée Parc Lan Gal, et du bout du nord sur une pièce de terre nommée pareillement Ar ouar treux, contenant aussi en fonds dix journaux.
Idem autre nommée Parc an coz prat [E 102 à E 104, Coz prajou en 1832], donnant du bout du levant sur Parc lan Gal, du côté du midi sur parc de Quilimar, du bout du couchant sur un parc nommé Prat névez, et du bout du nord sur autre parc nommé Couchen ; contenant en fonds un journal et deux cordes.
Plus autre nommé Parc Couchen ar coz prat, donnant du côté du levant sur Ar ouaz treux, du bout du midi sur une pièce de terre nommée Ar coz prat [E 102 à E 104, Coz prajou en 1832], du bout du couchant sur autre nommée Parc lan braz, et du bout du nord sur autre pièce nommée Parc lan ar ouaz treux ; contenant aussi en fonds septante cordes.
Autre parc et pièce de terre nommés Pradel Toulantr ?, donnant du bout du levant sur un parc nommé Lan Gal, du bout du midi sur autre nommé Ar coz prat [E 102 à E 104, Coz prajou en 1832], du bout du couchant sur autre nommé An taou ?, contenant en fonds quatre journaux.
Un Parc nommé Parc Jaffré [E 439 à E 444 ? Préchaou ridec, sur Toul an coat en 1832], terre chaude, donnant du bout du levant sur une pièce de terre nommée Parc Moëlan [E 436 à E 438], du bout du midi sur Parc ar Cunneguic [E 460 à E 464, Parc Chinenque en 1832], du bout du couchant sur parc et pièce de terre nommés Parc an douar [E 445 à E 447], et du bout du nord donnant sur le bourg de Moëlan, avec ses édifices, contenant en fonds un journal et demi et quinze cordes.
[p. 361] Idem une pièce de terre ou pré nommé Prat Jaffré, donnant du bout du levant sur le chemin nommé Ar Caranchou, du bout du midi sur autre nommé Prat ar Carenchou, et du bout du couchant sur une pièce de terre nommée Parc Jaffré, et du bout du nord sur parc nommé Parc Moëlan, ayant aussi pareillement en fonds cent-dix cordes.
Finalement pour le service dudit village il y a un puits qui est au bout du jardin nommé Liorz ar punz [E 407 et E 408], avec un four qui est dans la maison nommée An ty forn [E 404], avec fontaine dans le parc pareillement nommé Parc ar feunteun [E 142 à E 146].
Lesdits héritages échus et arrivés audit Bienvenu de la succession d’Allain Le Pocher, son père [beau-père], décédé il y a vingt-six ans, dessus lesquels maisons, terres et héritages ci-dessus mentionnés, déclare ledit Bienvenu les tenir à titre de convenant et domaine congéable sous le roi notre sire, pour lui en payer à chaque jour de Saint Michel en septembre, quoi que ce soit à son receveur trente et six sols tournois, et la foi et simple obéissance du fief au roi, comme les autres sujets de sa majesté ; à la continuation du paiement à l’avenir s’oblige, et solidairement avec sesdits consorts, sur l’obligation, exécution et vente de ses biens meubles et immeubles, présents et futurs.
Laquelle présente déclaration ledit Bienvenu, présent devant nous, notaires royaux de la cour de Quimperlé soussignant, affirme véritable, et à tout ce que dessus affecte et hypothèque tous lesdits héritages, fruits et revenus d’iceux, pour sur le tout être procédé suivant les ordonnances royaux et coutumiers de ce pays avec pouvoir à maître [blanc] son procureur audit Quimperlé, chez lequel il fait élection de domicile, de présenter ladite déclaration devant messieurs les commissaires et requérir acte pour icelle être reçue et enrôlée dans le papier terrier, rentier et réformation du domaine dudit Quimperlé et parce qu’il l’a ainsi et de la forme voulu et consenti nous à ce faire et tenir, l’avons, de son consentement prié et requis, condamné et l’y condamnons, par les jugement et autorité de notre dite cour et sous le sceau d’icelle, le signe de maître Denis Le Manac’h à [la] requête dudit Bienvenu affirmant ne savoir signer. Fait et consenti audit Quimperlé [p. 362] en l’étude de Lohéac, ce jour trentième août avant midi, mil six cent septante et huit.
Par sentence et verdict [de] sieurs les commissaires, insérée au 4e volume des sentences, folio 203, la déclaration a été reçue à la charge de tenir le lieu du Logeou bihan à titre de convenant et de domaine congéable sous le roi et de payer à la recette du domaine au jour et terme de Saint Michel en septembre, par une part, trente sols monnaie et par autre, trente livres tournois, quatre minots d’avoine, deux chapons, corvées, servitudes et obéissances suivant la nature du titre, au surplus sans modification.