Propriétaires avant 1789
Le terrier
8 juillet 1678
Quimperlé (Finistère, France) | 1678-1682 |AN P/ 1699
[p. 349 à p. 350]
En marge : Parc cleux treux
[p. 349] Ce jour huitième de juillet avant midi mil six cent septante et huit, devant nous, notaires royaux de la cour de Quimperlé avec soumission y jurée, Allain Cariou et Corentin Le Cordonner, demeurant au village de Querbrizillic [Kerbrézillic], paroisse de Moëlan, lesquels faisant tant pour eux que pour leurs autres consorts, [re]connaissent tenir et posséder à titre de convenant à domaine congéable suivant l’usement du pays sous le roi notre sire sous son domaine et ressort de la cour royale de Quimperlé, une tenue non logée ni hébergée, nommée Parc cleuz treuz, consistant en quatorze journaux moins dix-sept cordes en fonds, donnant à l’orient sur Parc ar men roux, au midi sur le mur du roi, à l’occident sur terres de Porz Moëlan et au nord sur terres de Croishent Querlauen, et sur lesquels droits lesdits déclarants [re]connaissent devoir à sa majesté de rente foncière et convenancière à chaque jour de Saint Michel en septembre, savoir vingt-quatre sols de rente ancienne et deux minots de froment, mesure ricle d’Hennebont, et nouvelle croissance et augmentation fait[es] par le sieur du Foz, au paiement de tout quoi à l’avenir, au fermier du domaine de sa majesté au ressort dudit Quimperlé lesdits Cariou et Cordonner s’obligent l’un pour l’autre solidairement et un seul pour le tout [p. 350] sans division ni discussion de leurs personnes et biens, à quoi ils renoncent sur l’obligation et hypothèque de tous lesdits droits et de tous leurs biens, meubles et immeubles, présents et futurs, affirmant la présente déclaration contenir vérité et n’y avoir rien omis à leur connaissance, réservant, en cas d’omission, d’y ajouter et d’y [en] diminuer s’ils ont trop mis.
Et pour ce qu’ils ont ainsi voulu et consenti, nous les y avons à ce faire et tenir condamnés, par le jugement de notre dite cour, sous le sceau d’icelle, le signe de maître Mathurin Bonnier à la requête dudit Cariou et de maître François Pressart, présent, à la requête dudit Cordonner, affirmant ne savoir signer, et les nôtres. Fait audit Quimperlé en l’étude de Lohéac, lesdits jour et an.
Ainsi signé : M. Bonnier, F. Pressart, E. Millon, notaire royal, J. Lohéac, notaire royal
Par sentence de messieurs les commissaires, insérée au quatrième volume des sentences folio 193, la déclaration a été reçue à la charge de tenir et relever ladite tenue de Parc cleuz treuz à titre de convenant et de domaine congéable sous le roi et de payer de rente foncière et convenancière au jour et terme de Saint Michel en septembre de chacune année à la recette du domaine, vingt-quatre sols tournois et deux minots de froment de rente foncière et convenancière, corvées, servitudes et obéissances suivant la nature dudit titre (?) arrêté et réglementé.