Propriétaires avant 1789
Le terrier
28 octobre 1678
Quimperlé (Finistère, France) | 1678-1682 |AN P/ 1699
[p. 318 à p. 320]
En marge : Une enue par dehors nommée Parc an avallen but
[p. 318] Déclaration et dénombrement des terres et héritages que Mathieu Guillou et Guillaume Jégou, demeurant au village de Toulentreuz, Jan Le Gac et Jacques Le Bris, demeurant au village de Coatsavé, paroisse de Lotéa [Lothéa], tiennent et possèdent prochement et roturièrement du roi notre sire sous son domaine et recette de Quimperlé, aux charges et devoirs ci-après déclarés, laquelle déclaration lesdits Guillou, Jégou, Gac et Le Bris fournissent et présentent au roi devant messire Guillaume Dondel, chevalier, seigneur de Pendref, conseiller du roi au Parlement et maître ordinaire en la Chambre des comptes de Bretagne, commissaire nommé par arrêt du conseil d’état et lettres patentes de sa majesté, données au camp devant Ypres le dix-neuvième jour de mars dernier, pour la réformation des domaines de Saint-Brieuc, Cesson, Lannion, Quimper, Quimperlé, Carhaix, Châteaulin, Gourin, Concq-Fouesnant [Fouesnant], Rosporden, Châteauneuf du Faou, Huelgoat et Landeleau, et messieurs les juges de la cour, juridiction et siège royal de Quimperlé, pour satisfaire aux ordonnances de messieurs les commissaires du huitième juin dernier [p. 319], publiées aux prônes des grandes messes du ressort de ladite juridiction, lesquels héritages consistent ce que savoir :
Une tenue par dehors non logée ni hébergée, nommée Parc en avallen but, située en la paroisse de Moëlan, consistant en deux parcs de terre chaude contenant en fonds deux journaux quinze cordes, Un parc terre chaude contenant en fonds soixante-cinq cordes.
Trois parcs terres froides nommés Parcou mel, contenant en fonds deux journaux vingt-trois cordes.
Autre parc terre froide contenant en fonds [un] demi-journal une corde.
Autre parc terre froide contenant en fonds vingt-quatre cordes et demie.
Autre parc terre froide contenant en fonds un journal et neuf cordes.
Deux parcs terres froides se joignant, nommés Parcou cail, contenant en fonds deux journaux moins trois cordes et demie.
Autres parcs appelés Parc ar saout terres froides, contenant en fonds cent quarante -sept cordes et demie.
Autre parc nommé Parc saout Yan Tanguy, dit Mellan, terre froide contenant en fonds deux journaux septante-sept cordes, tous nommés Parcou an avallen but, se joignant et donnant du levant sur Parc en cis caouen et terres du village de Toulancrest, du couchant sur chemin qui conduit du village Quervardel [Kervardel] au bois taillis de Moëlan, du midi sur ledit bois et du nord sur terres du village du Fouet et sur Parc Landcoat.
Lesquels héritages ils possèdent à convenant en domaine congéable et payable sous le roi à la charge de payer par an à la recette de son domaine de Quimperlé, au terme de Saint Michel, dix sols monnaie.
Laquelle présente déclaration lesdits déclarant présentent devant nous, notaires royaux héréditaires à Quimperlé soussignés, affirment véritable et au paiement et continuation desdites rentes et devoirs ils affectent et hypothèquent les héritages ci-devant, fruits et revenus d’iceux, pour sur le tout être procédé suivant les ordonnances royaux et coutumes de ce pays, avec pouvoir à maître [mot manquant], leur procureur au siège royal de Quimperlé, chez lequel ils ont élu domicile, de présenter ladite déclaration devant messieurs les commissaires, en requérir acte pour icelle être reçue et enrôlée dans le papier terrier, rentier et réformation du domaine de [p. 320] Quimperlé et pour ce qu’ils l’ont ainsi voulu et consenti nous à ce faire, tenir et accomplir, les avons condamnés par le jugement et autorité de notre dite cour, sous le sceau d’icelle (?) apposés nos signes et celui de Maurice Lepriat requis par ledit Guillou, celui de Charles Le Peltier, requis par ledit Jégou, celui de Vincent Joseph Gainche, requis pas ledit Le Gac et celui de René Bonaventure Pichot, requis par ledit Le Bris, lesquels ont affirmé ne savoir signer. Ce jour vingt et huitième octobre mil six-cent septante-huit.
Par sentence de messieurs les commissaires, insérée au quatrième volume des sentences folio 179, la déclaration a été reçue à la charge de tenir ladite tenue de Parc an avallen but à titre de convenant à domaine congéable sous le roi et payer à la recette du domaine au jour et terme de Saint Michel en septembre de chacune année, de rente foncière et convenancière, dix sols monnaie par une part et par autre six livres tournois, deux minots d’avoine comble et foulée, deux chapons, corvées, servitudes et obéissance suivant l’usement et nature dudit titre de domaine congéable.