Propriétaires avant 1789
Le terrier
5 novembre 1678
Quimperlé (Finistère, France) | 1678-1682 |AN P/ 1699
[p.199 à p. 205]
En mage : Saint Evesque
[p. 199] Déclaration et dénombrement des maisons et héritages ci-après que damoiselle Catherine Lahoulle, demeurant en la ville de Quimperlé, paroisse de Saint Michel, tient et profite roturièrement du roi notre sire sous son domaine et recette de Quimperlé et qu’elle fournit et présente au roi devant messire Guillaume Dondel, chevalier seigneur de Pendref, conseiller du roi au parlement et maître ordinaire en la Chambre des comptes de Bretagne, commissaire nommé par arrêt du Conseil d’Etat et lettres patentes de sa majesté données au camp devant Ypres le dix-neuvième [jour de] mars mil six cents soixante-dix-huit pour la réformation des domaines de Saint-Brieuc, Cesson, Gouello, Lannion, Quimper, Quimperlé, Carhaix, Gourin, Châteaulin, Confouesnant, Rosporden, Châteauneuf-du-Faou, Le Huelgoat et Landeleau, et à messieurs les juges de la cour et siège royal de Quimperlé, pour satisfaire à l’ordonnance de messieurs les commissaires, du huitième jour de juin dernier, mil six-cent septante et huit, publiée aux prônes des grandes messes des paroisses du ressort dudit Quimperlé, lesquels héritages consistent en :
Une portion de tenue non logée ni hébergée située au village de Saint Evesque [Saint-Thamec] et ses dépendances, en la paroisse de Moëlan, tenue à titre de convenant [p. 200] congéable sous ladite Catherine La Houlle par Henry Audreff, Pierre Tanguy, Corentin Tanguy et consorts, pour en payer de rente convenancière et par chacun an et terme de Saint Michel, six livres tournois par argent et douze minots [de] froment ricle, consistant |à] savoir une maison ruinée nommée Ty an Cabon, au bout du soleil ; devant il y a un pignon qui donne à terre profitée par Jan Isvin, et du midi sur un chemin nommé Toul hent parc ar guennec [H 733 à H 742], le bout du couchant et le côté du nord sur un courtil nommé Liors an Cabon, contenant de long trente et quatre pieds, et de franc et large douze pieds, un courtil nommé Liors an Cabon, contenant en fonds neuf cordes donnant d’en bout sur soleil levant sur terre profitée par Jan Isvin, du midi sur ladite maison, du couchant sur terre profitée par Nicolas Guillou et du nord sur le chemin nommé Toul hent lan ar Gal ;
- Une parcelle de terre nommée Meshir contenant en fonds soixante et sept cordes et demie de terre chaude donnant du bout sur soleil levant sur le chemin Toul hent lan ar Gal, du midi sur terre profitée par Pierre Guillou, et du couchant et côté vers le nord, à terre à madame du Guily ;
- Autre parcelle de terre nommée Parc Tanguy, contenant en fonds vingt et deux cordes et demie [de] terre chaude donnant du bout vers le levant à terre profitées par Jan Le Dren, du midi à terre profitée par Charles Le Gouzic, du couchant à parc nommé Parc stang et du nord à terres profitées par Richard Guillou ;
- Une parcelle de terre nommée Douar claus névez terre chaude contenant en fonds vingt et deux cordes, donnant du bout vers soleil levant à terre profitée par Guillaume Le Pors, vers le nord à terre profitée par Charles le Gouzic, et du couchant à parc profité par Nicolas Guillou ;
- Un parc [de] terre chaude nommé Parc Brouic, contenant en fonds treize cordes, donnant d’un côté vers le soleil levant à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, et du nord sur terre profitée par Pierre Guillou ; un jardin nommé Liors an Cabon, contenant en fonds deux cordes, donnant du bout vers le soleil levant et du midi sur Parc nevez an Cabon et Parc Toul hent parc ar Guennec [H 733 à H 742], du soleil couchant sur maison nommée Ty Cabon, et du nord sur terre profitée par Jan Le Dren ;
- Un parc nommé Parc Braonic, terre chaude contenant en fonds treize cordes, donnant d’en côté vers soleil levant à terre profitée par Nicolas [p. 201] Guillou, du midi sur Toul hent parc Guennec, du couchant sur terre profitée par Richard Collin, et du nord sur terre profitée par ledit Guillaume Guillou ;
- Idem autre parc nommé Poulfanc, terre chaude donnant du côté vers le levant à terre profitée par François Le Dren, du midi sur Toul hent parc Guennec, [H 733 à H 742] du couchant à terre profitée par ledit Guillaume Guillou, et du nord à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, ledit parc contenant en fonds vingt et une cordes ;
- Plus autre parc nommé Costé an ?, contenant en fonds trente cordes, donnant du bout vers le soleil levant à terre profitée par Jan Perron, du midi à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, et du couchant à terre profitée par Guillaume Guillou ; une parcelle de terre nommée Stang en ohen, terre chaude contenant en fonds seize cordes et demie, donnant du bout vers soleil levant sur terre profitée par Guillaume Le Portz ?, du midi et du nord à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, et du couchant à terre profitée par ledit Le Dren ;
- Pus autre parcelle de terre chaude nommée Couz hin Moru, contenant en fonds seize cordes et demie, donnant du bout sur soleil levant à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, du midi et du bout du couchant sur parc nommé Ar parc lan, et du nord à terre profitée par Richard Guillou ;
- Autre, nommé An douziguy, contenant en fonds douze cordes, donnant du bout vers le levant à terre profitée par ledit Le Dren, du midi et le bout vers le couchant à terre profitée par ledit Le Dren, et au nord à terre profitée par Richard Guillou ; autre nommé Ar garslan, contenant en fonds dix-huit cordes, donnant du côté vers le soleil levant à terre profitée par ledit Jan Le Dren, du midi à terre profitée par Rolland Le Pors, du couchant à terre profitée par ledit Guillaume Guillou, et du nord à terre profitée par ledit Jan Le Dren ;
- Plus autre An liors bihan, contenant en fonds quatorze cordes, donnant du côté vers le levant à terre profitée par ledit Guilaume Guillou, du couchant à terre profitée par ledit François Le Dren, et du nord à terre profitée par ledit Jan Le Dren ; autre, nommée Flugorin, contenant en fonds dix-neuf cordes, donnant du côté vers soleil levant à terre profitée par Noël Le Torrec, du bout vers le midi à terre profitée par ledit Guillaume Guillou, du couchant à terre profitée par ledit Richard Guillou, et du nord sur un [p. 202] chemin nommé An hent meno ;
- Idem autre parcelle de terre nommée Pors Guennec [Pors Chinec] [H 89 à H 93, H 731, H 732], contenant en fonds quatorze cordes donnant du bout vers soleil levant sur un parc nommé Pors Guennec [Porz Chinec], du midi à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, du couchant à parc nommé Parc Ségal, et du nord à terre profitée par Guillaume Le Gouyec ;
- Autre nommée ?, contenant en fonds douze cordes, donnat du bout vers soleil levant sur un chemin nommé Toul hent Porz Guennec, du midi à terre profitée par ledit Guillaume Le Gouyec, du couchant sur Porz en Bally, [Pors Baly], et du nord à terre profitée par ledit Nicolas Guillou ;
- Un petit parc nommé Parc ar flourin, contenant en fonds quatre cordes, donnant du bout vers le midi sur le chemin nommé An hent braz, du couchant sur Toul hent an arzou, et du nord à parc nommé Parc névez et du levant sur terre profitée par la veuve de Jan Perron ; toutes lesdites terres ci-devant mentionnées, [sont des] terres chaudes, plus un parc terre froide, nommé Parc Boutay, contenant en fonds dix-huit cordes, donnant du bout vers soleil levant à terre profitée par ledit Richard Guillou, du midi à terre profitée par Charles Le Gouyec, du couchant sur parc nommé Goaz dom Tanguy, et au nord à terre profitée par ledit Nicolas Guillou ;
- Une parcelle de terre du parc nommé Stanquin pors Guennec, contenant en fonds un journal et vingt-cinq cordes, donnant du bout vers le soleil levant à terre profitée par Yves Andreff, du midi à terre profitée par ledit Guillaume Le Gouyec, du couchant sur un parc nommé Carhin ar Rodou et du nord à terre profitée par ledit Le Dren ;
- Autre parcelle nommée Porz ar Bally, donnant du bout vers soleil levant sur un parc nommé Stanquin pors Guennec, du midi à terre profitée par ledit Jan Le Dren, du couchant sur parc nommé Porz ar Bally, et du nord à terre profitée par ledit Guillaume Le Portz, ladite parcelle de terre contenant en fonds quarante-deux cordes ;
- Plus autre nommé Porz Guennec, contenant en fonds un journal et vingt cordes, donnant du bout vers soleil levant sur Stang porz Guennec, du midi à terre profitée par ledit François Le Dren, du couchant et du côté du nord à terre profitée par ledit Guillaume Guillou ;
- Autre nommée Pors Guennec [H 89 à H 93, H 731, H 732], contenant en fonds quarante-cinq cordes, donnant du bout vers soleil levant sur Stanquin porz Guennec, du midi à terre profitée par Guillaume Piriou, du couchant à terre profitée par ledit Jan Le Dren, et du nord [p. 203] à terre profitée par ledit François Le Dren ;
- Plus un parc nommé Lanluper, contenant en fonds cinquante-deux cordes, donnant du bout vers le midi et du côté du couchant sur terre profitée par Pierre Guillou ;
- Un parc nommé Pors ar Bidou, contenant en fonds vingt-huit cordes, donnant du bout vers soleil levant à terre profitée par Louis Huitric et Jan Tanguy, du midi et du nord donnant sur terre profitée par ledit Pierre Guillou, et du couchant sur Pors Bidou ;
- Idem un parc nommé Pors ar Bally, donnant du bout vers soleil levant à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, du midi à terre profitée par ledit Guillaume Le Gouyec, du couchant sur un parc nommé Pors ar Bally, et du nord à terre profitée par Jan Perron, contenant en fonds vingt-deux cordes et demie
- Plus une parcelle de terre nommée Pors ar Guennec an toul anshou, contenant en fonds cinq cordes, donnant du bout vers soleil levant sur un grand chemin qui conduit au nommé Pors Guennec, du midi à terre profitée par Guillaume Le Portz, du couchant à terre profitée par les héritiers de Jan Tanguy, et du nord à terre profitée par ledit Nicolas Guillou ;
- Un parc nommé Parc Segal, contenant en fonds cinquante-deux cordes, donnant du bout vers soleil levant à terre profitée par Guillaume Le Gouyec, du midi à terre profitée par Jan Le Pors, du couchant sur ruisseau d’eau qui sépare entre Gsécol [Kersécol] et Saint Evesque [Saint-Thamec], et du nord à terre profitée par ledit François Le Druz ; autre, nommé Stang ar Rouillin, contenant en fonds quatorze cordes, donnant du bout vers soleil levant à terre profitée par ledit Jan Le Dren, du midi à terre profitée par ledit Guillaume Le Gouyec, du couchant sur le ruisseau d’eau ci-dessus dit, et du nord à terre profitée par ledit Nicolas Guillou ; plus un autre parc nommé Ar harlan, contenant en fonds quatre cordes moins un tiers, donnant du côté vers soleil levant à terre profitée par Pierre Guillou, du midi à terre profitée par Jan Audren, du couchant à terre profitée par François Le Dren, et du nord à terre profitée par ledit Jan Le Dren ; autre nommé ? , contenant en fonds quatorze cordes, donnant du côté vers soleil levant à terre profitée par ledit François Le Dren, du midi à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, du couchant à terre profitée par ledit Pierre Guillou, et du nord à terre profitée par ledit François Le Dren ;
- Une parcelle de terre nommée Morac, donnant d’un côté sur soleil levant à terre profitée par ledit Pierre Guillou, du midi à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, du couchant à terre profitée [p. 204] par ledit François Le Dren, et du nord [mot absent], contenant en fonds vingt-six cordes ;
- Plus une pièce de terre nommée Ar ?, donnant du bout vers soleil levant à terre profitée par ledit Nicolas Guillou, du midi à terre profitée par ledit François Le Dren, du couchant sur la séparation de Gsécol [Kersécol], de Saint Evesque [Saint-Thamec], et du nord à terre audit Audren, contenant en fonds vingt-deux cordes ;
- Autre pièce de terre nommée Lan ar Gal, contenant en fonds quarante-deux cordes, donnant du côté vers soleil levant à terre profitée par ledit Guillaume Le Pors, du couchant sur ladite séparation et du nord à terre profitée par ledit Jan Le Dren ;
- Autre courtil terre chaude nommé Liors Braouic, donnant vers soleil levant à terre profitée par Guillaume Guilloré, du couchant à terre profitée par Richard Collin, du midi sur le chemin qui conduit de Saint Evesque à Pors ar Bally, et du nord à terre aux héritiers de Jan Tanguy, contenant en fonds six cordes ; et deux parcs ;
- Autre courtil terre chaude nommé Liors quer ar Cabon, donnant vers soleil levant sur les rues de Gcabon [Kercabon], du couchant et nord à terre aux héritiers de Nicolas Guillou, du midi sur le chemin qui conduit de Gcabon [Kercabon] à Pors ar Bally, contenant en fonds une corde et un quart ;
- Plus autre parcelle terre chaude nommée Pinaom de hir, donnant vers le levant et nord à parc aux héritiers de Jan Tanguy, du couchant sur lande aux héritiers de Nicolas Guillou, et du midi à terres profitée par Charles Le Gouyec, contenant en fonds vingt cordes et trois-quarts ;
- Avec aussi leur parc et portion ainsi qu’il leur appartient, du four, puits, et fontaine et douet et autres issues à franchises audit lieu de Ménémarzin audit Moëlan.
Dessus laquelle rente ladite damoiselle de Lahoulle déclare ne devoir aucune rente ni chefrente que la foi et simple obéissance du fief au roi comme les autres suites dudit domaine de sa majesté, et laquelle rente qui est issue et arrivée de la succession de défunt noble homme Louis de Lahoulle, son père décédé en l’an mil six cent soixante-neuf qui les avait aussi acquis de la succession de son défunt père mort il y a plus de trente ans, laquelle présente déclaration ladite damoiselle de Lahoulle présente devant nous notaires royaux en la cour de Quimperlé soussignant, affirme véritable et à tout ce que dessus affecte et hypothèque lesdits héritages, fruits et revenus d’iceux pour sur le tout être procédé suivant les ordonnances royaux et coutumes de ce pays avec pouvoir à maître [mot manquant] son procureur audit Quimperlé chez lequel elle fait élection de domicile et présente ladite déclaration [p. 205] devant messieurs les commissaires, en requérir acte pour icelle être reçue et enrôlée dans le papier terrier, rentier et réformation du domaine dudit Quimperlé et parce qu’il [elle] l’a ainsi et de la forme voulu et consenti nous à ce faire et tenir, l’avons condamnée par le jugement et autorité de notre dite cour et sous le sceau d’icelle, le signe de ladite damoiselle de Lahoulle, pour son respect, et les nôtres ; fait et consenti audit Quimperlé, en l’étude de Lohéac, ce jour cinquième de novembre avant midi, mil six cent septante et huit.
Par sentence de messieurs les commissaires, insérée au 4ème volume des sentences, folio 113, la déclaration a été reçue, à la charge de la foi, hommage et autres, à lods et rachat, et de payer solidairement avec les autres propriétaires du village de Saint-Evesque au jour et terme de Saint Michel par chacun an, de chefrente à la recette du domaine, par une part, vingt-deux deniers monnaie, quatre minots et trois écuellées de froment, deux minots et trois écuellées d’avoine, et par autre en solidarité avec les propriétaires des villages de G/anpelan [Keranpellan], Parc hemon, G/secol, manoir de Quilihouarn, de la Villeneuve, trois sols deux deniers, deux minots de froment et deux minots d’avoine, une géline.