Propriétaires avant 1789
Le terrier
13 janvier 1681
Quimperlé (Finistère, France) | 1678-1682 |AN P/ 1697
[p. 428 à p. 434]
En marge : Jan Ollivier et autres
[Le village de Kerniseven dépendait de la paroisse de Baye avant la Révolution ; il a été rattaché à la commune de Moëlan après la Révolution]
[p. 428] Déclaration et dénombrement des maisons et héritages que Jacques Ollivier, Guillaume Le Coant, Grégoire Ollivier, Michel Le Dérédel, demeurant au village de Querniseven [Kerniseven] et Yves Le Dérédel, demeurant au village du Cosquer, Allain Lozachmeur, demeurant au village de Quermeriet, paroisse de Bey [Baye], possèdent à domaine congéable et réparable, suivant l’usement [l’usage] du canton, sous le roi notre sire sous son domaine et recette de Quimperlé, aux charges et devoirs ci-après déclarés ; laquelle déclaration ils fournissent et présentent au roi devant messire Guillaume Dondel, chevalier seigneur de Pendref, conseiller du roi au parlement et maître ordinaire en la Chambre des comptes de Bretagne, commissaire nommé par arrêt du Conseil d’Etat et lettres patentes de sa majesté données au camp devant Ypres le dix-neuvième jour de mars mil six cent soixante-dix-huit , pour la réformation des domaines de Saint-Brieuc, Cesson, Gouello, Lannion, Quimper, Quimperlé, Carhaix, Gourin, Châteaulin, Concquarneau [Concarneau], Concfouesnant [Fouesnant], Rosporden, Châteauneuf-du-Fou [Faou], du Huelgouet [Huelgoat] et Landelleau [Landeleau], et à messieurs les juges de ladite cour, juridiction et siège royal de Quimperlé, pour satisfaire aux ordonnances de messieurs les [p. 429] commissaires, du huitième juin dudit an mil six-cent-septante et huit, publiées aux prônes des grandes messes des paroisses du ressort de ladite juridiction royale de Quimperlé, lesquels héritages consistent, c’est à savoir :
Le fonds dudit village de Quernezeven [Kerniseven], paroisse de Bey [Baye], dont les édifices leur appartiennent, ensuite la portion possédée par lesdits Jan Ollivier, Guillaume Le Couant, Allain Lozachmeur et Yves Le Dérédel.
Une maison pommée Thi bras, ayant de long vingt-neuf pieds, de franc six, de haut neuf et demi ; ladite maison à deux pignons, une cheminée [avec] manteau de bois, deux portes, une de pierres de taille, une petite fenêtre de pierres communes et une gerbière à carrée de bois.
Un emplacement de crèche ruinée ayant de long à deux longères vingt et quatre pieds, de franc à deux pignons douze, de haut quatre, ayant une porte.
Autre maison nommée An ty forn [C 159], ayant de long à deux longères seize pieds, de franc à deux pignons douze et demi, de haut six, ayant une cheminée à manteau de bois, une porte, une fenêtre aussi à carrée de bois.
Une crèche ruinée ayant de long seize pieds, de franc seize.
Sur cour à fambrois il y a quatre cordes.
L’aire à battre et ses issues contenant en fonds huit cordes.
Un courtil à chanvre nommé Ar liorz canap dréon an ty, contenant en fonds sept cordes.
Un petit jardin nommé Ar jardin coz [C 145], contenant en fonds quatre cordes.
Un parc nommé Ar liors bras [C 149 à C 151] contenant en fonds un journal dix-neuf cordes de terre chaude.
Autre parc nommé Parc ar forn, terre chaude, contenant en fonds un journal deux cordes suivant les pierres bornales y étant.
La moitié d’un parc terre chaude vers le nord, nommé Parc ar goat, contenant en fonds soixante et onze cordes.
Un pré fauchable nommé Prat ar logeau Josette [C 171 et C 172, Prat ar lonjeon en 1832], contenant en fonds vingt et cinq cordes un quart.
Autre pré fauchable nommé Prat ar lojou uhella [C 174 et C 175, Prat ar lonjeon en 1832], contenant en fonds treize cordes.
Une portion de terre froide dans un frostage aussi nommé An terriennou, contenant en fonds douze cordes.
Autre parc terre froide contenant en fonds quatre-vingt-quinze cordes, ledit parc appelé Ar goatlan.
[p. 430] Autre parc terre chaude nommé Pont ar godec, donnant du midi sur autre terre de même nom, contenant en fonds trois journaux vingt et quatre cordes.
Autre parc nommé Parc ar goz feunteun lan, ayant en fonds cent quarante et six cordes de terre froide.
Ensuite les héritages possédés par Grégoire Ollivier
Une maison nommée Ty anné, ayant de long à deux longères trente et deux pieds, de franc à deux pignons quinze, de haut douze et demi, ayant deux cheminées [à] manteaux de bois, un esligement [construction ou étage] de dalle, une auge de pierre, deux portes, une de pierre de taille et l’autre à carré de bois, quatre fenêtres de pierre de taille, l’une d’icelle [à] croisée.
Une crèche joignant ladite maison, contenant de long à deux pignons et une longère trente et deux pieds, de franc dix, et de haut quatre, ayant une porte à carrée de bois.
Autre crèche nommée La grande crèche, contenant de long à deux longères quatorze pieds, de franc à un pignon dix, de haut cinq, une porte à carrée de bois et une fandasse.
Un aujart et un four y étant, contenant de long à deux longères dix-huit pieds, de franc à deux longères dix-huit pieds, de franc à un pignon dix, de haut six, une cheminée [à] manteau de pierre de taille, une porte à carrée de bois.
Une maison nommée La chambre neuve à deux étages ayant de long à deux longères quatorze pieds, de franc à un pignon quinze, de haut douze et demi, ayant une porte à une gerbière de taille.
Un aujart joignant ladite chambre à une longère et un pignon (?) de pierres communes.
Un courtil à chanvre contenant en fonds sept cordes et demie.
Une aire à battre contenant en fonds cinq cordes.
Un parc appelé Parc ar forn entre le midi et l’aire à battre, contenant en fonds un journal moins quatre cordes.
Un petit jardin contenant en fonds une corde et demie.
Un parc terre chaude nommé Parc irvin, contenant en fonds quarante et cinq cordes.
La moitié d’un parc terre chaude nommé Parc ar [p. 431] nergoat, contenant en fonds un journal moins cinq cordes.
La moitié d’un parc terre chaude nommé Parc bras vers le levant, contenant en fonds un journal deux cordes.
Autre parc appelé Cosfeunteun bihan terre chaude, contenant en fonds trente et trois cordes.
Un pré fauchable nommé Prat castal arahit, donnant du levant sur le pont de Querlouret, contenant tant sous pré que sous pâture, un journal moins quatre cordes.
Un parc nommé Parc ar quistinnen lan, contenant en fonds cent une cordes terre froide.
La moitié vers le levant d’un parc terre froide aussi nommé Parc ar godec bras [C 167 à C 170], donnant du midi sur terres de Quernizan [Kernijeanne], contenant en fonds deux journaux trois quarts cinq cordes.
Les héritages possédés par Michel Le Dérédel consistent en :
Une maison nommée Thy aimé, ayant de long à deux longères quarante pieds, de franc à un pignon quinze, de haut douze, ayant une cheminée [à] manteau de pierres de taille, six portes aussi de taille, cinq fenêtres, quatre de pierre de taille et une [à] carrée de bois, ayant un perron de pierre au-dedans de ladite maison et une auge de pierre et son emplacement avec une gerbière de taille.
Un appentis joignant ladite maison à deux pignons, une longère trois petites fenêtres de pierres communes avec deux portes à carrée de bois ; ledit appentis contenant de long vingt et cinq pieds, de franc huit et de haut quatre.
Un aujart nommé Cardy ar ports, ayant de long à deux longères vingt et cinq pieds, de franc à un pignon dix, et de haut quatre.
Autre aujart sur la rue, ruiné à ras de terre fors environ trois pieds de hauteur, de long vingt pieds et de franc douze.
La part et portion de la cour à fambrois contenant en fonds sept cordes.
L’aire à battre contenant en fonds six cordes.
Un jardin nommé Ar jardin coz terre chaude [p. 432] contenant en fonds sept cordes.
Idem un parc terre chaude nommé Parc bras, avec un petit jardin contenant ensemble un journal et demi quatorze cordes.
Un parc nommé Ar cordinat, contenant en fonds un journal et demi et vingt et quatre cordes de terre chaude.
Autre parc terre chaude nommé An irgoat braz, contenant en fonds trois journaux trois quarts trois cordes et demie.
Deux parcs se joignant, contenant ensemble cent cinquante-deux cordes moitié terre chaude et l’autre froide.
Un pré nommé Prat pont ar godec, contenant en fonds sous pré et lande, quarante et deux cordes.
Autre parc nommé Parc ar godec crois terre froide, contenant en fonds un journal.
Autre parc nommé Parc ar godec pel, contenant en fonds deux journaux douze cordes terre froide.
Un parc nommé Parc poul in hoch uhella terre froide contenant en fonds un journal trois quarts.
Les terres, issues et frostages ci-après profités par indivis par lesdits déclarants :
Un frostage nommé Teriennou terre froide contenant en fonds soixante cordes.
La moitié d’une pièce de terre froide sous pâture, nommée Pradel an teriennou, contenant en fonds un journal et quatre cordes, dont l’autre moitié appartient aux habitants du village de Garzirin.
Et finalement le placître dudit village de Quernezeven, contenant en fonds cent huit cordes.
Tous lesdits héritages situés audit village de Quernezeven, paroisse de Bey [Baye], lequel village de Quernezeven joint par les dehors, savoir du levant à terres du village du Cosquer, du midi à terres du village de Quernizan [Kernijeanne], du couchant sur terres du village de Garzirin et Queranmevien et du nord sur terres du village de Garzirin.
Les terres ci-après quoi, qui dépendantes du même village, sont situées en la paroisse de Moëlan, à savoir :
Une parcelle de terre froide en un canton nommé Roziou amour nommé Poulou douar, contenant en fonds huit journaux dix cordes, joignant du levant sur autre parcelle de terre aux [p. 433] habitants de Quernizan [Kernijeanne], du midi au mur du roi, du couchant à autre parcelle aux habitants de Garzirin et du nord à l’étang du moulin au duc.
Autre parcelle nommée Ar ros an amour, contenant en fonds cinq journaux et demi de terre froide, joignant du levant sur autre parcelle aux habitants dudit village de Garzirin, du midi sur ledit mur du roi, du couchant sur autre parcelle aux habitants du village de Quernizan [Kernijeanne] et du nord sur un parc dépendant du village de Quermeriet, séparés par un ruisseau seulement.
La parcelle de terre froide nommée Parc lain ar quezec, con tenant en fonds trois journaux moins dix cordes, joignant, du levant à terre de Quernizan [Kernijeanne] nommée Roz ar gat, séparée d’un ruisseau, du midi à autre parcelle de la même lande, appartenant aux habitants de Quernizan [Kernijeanne], du couchant à autre parcelle de la même lande An amour, appartenant aux habitants de Garzirin, et du nord à terres dudit Garzirin séparées d’un ruisseau.
Et autre parcelle de terre nommée Lan ar coat, contenant en fonds deux journaux de terre froide, joignant du levant et midi sur autre parcelle aux habitants du village du Cosquer, du couchant sur un parc dépendant du village de Coatsavé et du nord sur le mur du roi.
Sur et pour cause desquels héritages les déclarants [re]connaissent devoir au roi notre sire, par an et terme de Saint Michel en septembre, de rente foncière et convenancière suivant et conformément à un acte de baillée que leurs auteurs auraient passé avec le seigneur du Foz Queraly, la somme de douze livres tournois, outre être soumis à faire les corvées en commun avec les autres sujets lors des charrois des matériaux et meules nécessaires pour les réparations des moulins et autres édifices dépendants du domaine du roi en ladite juridiction de Quimperlé, laquelle rente ils offrent [de] continuer de payer au receveur de sa majesté du fermier de son domaine audit Quimperlé moyennant qu’ils en sont quitte [en]vers les héritages hérités dudit seigneur du Foz Queraly, ci 12 livres tournois, corvées et soumission.
Pour cause desquels héritages ils [re]connaissent être obligés de suivre le distroit du moulin du duc en la paroisse de Moëlan ou autres moulins du roi sous la banlieue, comme aussi la juridiction [p. 434] de Quimperlé et d’obéir au roi comme les autres sujets de son domaine.
Laquelle déclaration lesdits déclarants présentent devant nous, notaires royaux à Quimperlé, affirment véritable et au paiement et continuation desdits devoirs affectent et hypothèquent lesdits héritages, fruits et revenus d’iceux, pour sur le tout être procédé suivant les ordonnances royaux et coutumes de ce pays avec pouvoir à maître [mot manquant] leur procureur au siège royal de Quimperlé chez lequel ils ont élu domicile, de présenter ladite déclaration devant messieurs les commissaires , en requérir acte pour icelle être reçue et enrôlée dans le papier terrier, rentier et réformation du domaine dudit Quimperlé ; fait et consenti audit Quimperlé en l’étude de Millon, l’un desdits notaires, sous le signe de Maurice Le Priat requérant ledit Jan Ollivier, de Charles Le Pelletier requérant ledit Grégoire Ollivier, de Vincent Joseph Gainche requérant ledit Michel Le Dérédel, de Gilles Beulque requérant ledit Yves Le Dérédel, et de Guillaume Quilien requérant ledit Lozachmeur, affirmant ne savoir signer ; ce jour treizième de janvier de l’année mil six cent-quatre-vingt-un.
Par sentence de messieurs les commissaires, insérée au 3ème volume des sentences, folio 99, la déclaration a été reçue, à la charge de tenir ledit village de Quernizeven à titre de convenant et domaine congéable sous le roi, et de payer de rente foncière et convenancière par une part quarante et six sols monnaie et par autre douze livres tournois et corvées, servitudes et obéissance suivant l’usement [l’usage] et nature du titre ; arrêté le règlement et les autres devoirs reconnus par la la déclaration.