La grande histoire
La petite histoire
Guerre 39-45 :
Le mur de l'Atlantique
Gil Van Meeuwen (avril 2021)
Moëlan sur Mer. 1940–1944 – L’occupation allemande. Le Mur de l’atlantique.
La côte est un espace stratégique : Le Mur de l'Atlantique
Le Pouldu devient dès juillet 1940 un site stratégique de premier plan dès l’installation de la Kriegsmarine à Lorient : bases de sous-marins de Keroman et aéronavale de Lann-Bihoué.
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A Clohars-Carnoët l’armée allemande coordonne un sous-groupement de défense des côtes dans le cadre de la construction du Mur de l’Atlantique. La zone de défense Ouest de la forteresse de Lorient commence à Kerfany. Ces défenses, nid de résistance, sont numérotées Lo comme Lorient de Lo 01 à Lo 14. Les nombreux chantiers mettent la côte en effervescence. L’accès du bord de mer est réglementé, les plages sont minées.
Mur de l'Atlantique - Zonz défense du secteur Clohars-Carnoët - Moëlan
Source : Atlantikwall / Mythe ou réalité / Alain Chazete
Le mur de l'Atlantique de Doëlan à Kerfany
LO 01 - LO 02 - Kerfany
Pour la construction des blockhaus, la 1° compagnie du 8°bataillon du génie est à Kerfany à partir de septembre 1942.
La plage de Kerfany débouche directement sur la route de Moëlan, elle fut fermée par 2 murs antichars en béton; le premier de 50 mètres barrait la grève, l’autre très court était placé en travers de la route.
Sur le promontoire Est, une casemate pour canon de 105, fut construite mais elle ne reçut aucun armement. (Nota un canon de 75 mm sur roue français était en position)
Un projecteur était dissimulé sur la pointe pour éclairer la petite rade de l’Aven et du Belon. Un groupe électrogène était à proximité dans une guérite.
Des tobrouks pour mitrailleuse et mortier, et une petite casemate pour canon, antichar couvraient la plage de Kerfany.
La garnison vivait dans les villas voisines et dans les 2 bunkers de la position.
Un puit bétonné profond alimentait en eau la garnison.
Sur la rive ouest, à l’entrée de la rivière du Belon, nichés dans la falaise, un canon de 50 mm en cuve sur un bunker, des tobrouks à mitrailleuses et 2 abris à personnel tenait le vis à vis.
C’est près de ce point fortifié que furent fusillés 20 patriotes, prisonniers de la Gestapo.
Le 5 août 1944, les quelques soldats allemands qui restaient encore partirent vers le Pouldu
Ouvrages de Kerfany et Port-Manech (Plan n° 190 - IV)
1 - Casemate et tobruck
2 - Mur de béton
La plage de Kerfany débouchait directement sur la route de Moëlan, elle fut fermée par 2 murs antichars en béton ; le premier de 20 mètres barrait la grève, l'autre très court était placé en travers de la route.
Sur le promontoire Est, une casemate pour canon de 105, fut construite mais elle ne reçut aucun armement.
Un projecteur était dissimulé sur la pointe pour éclairer la petite rade de l'aven et du Bélon. Un groupe électrogène se trouvait à proximité dans une guérite.
Des tobrouks pour mitrailleuse et mortier, et une petite casemate pour canon antichar couvraient la plage de Kerfany.
La garnison vivait dans les villas voisines et dans les 4 bunkers de la position.
Sur la rive ouest, à l'entrée de la rivière du Bélon, nichés dans la falaise, un canon de 50 mm en cuve sur un bunker, des tobrouks à mitrailleuse et 2 abris à personnel tenaient le vis-à-vis.
C'est près de ce point fortifié que furent fusillés 20 patriotes, prisonniers de la Gestapo.
Abri du projecteur
Plage de Kerfany 1945
Casemate pour canon de 105 mm
Marquage du système de ventilation de l'arbri n° 1