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17 janvier 1848 Vente d'immeubles de Le Torrec Augustin (1807-1882) à Le Bourhis Jean Marie (1823-1870) |
4 E 194/166 Acte n° 14 |
Devant M. Louis Théodore Désiré Barbe, notaire à la résidence du bourg de Moëlan, canton de Pont-Aven, arrondissement de Quimperlé, département du Finistère, ayant pour témoins instrumentaires Messieurs François Le Courant, propriétaire et Pierre Julien Caëric, secrétaire de la Mairie, les deux demeurant séparément audit bourg de Moëlan, soussignés,
Et Jean Marie Le Bourhis, époux de Marie Catherine Le Torrec, demeurant au village de Ksécol, d'autre part ; Tous cultivateurs domiciliés de la commune de Moëlan ;
Entre lesquels comparans s'est fait et passé le présent acte par lequel le dit Auguste Le Torrec a déclaré vendre, céder et transporter avec toutes garanties de troubles, évictions, hypothèques et autre empêchements généralement quelconques au dit Jean Marie Le Bourhis acceptant pour lui, son épouse et leurs héritiers ou ayant causes, à perpétuité, savoir les immeubles dont la description suit : Art. 1° Une crèche dite Craou-er-zaout ayant de long à deux longères quatre mètres soixante six centimètres, de franc à un pignon au levant et la moitié de celui au couchant quatre mère quatre vingt trois centimètres et de hauteur deux mètres soixante six centimètres avec sa cour à frambois au nord vis à vis. Art. 2° Un hangard sur l'aire à battre, plus une petite écurie à porcs au levant. Art. 3° La moitié côté du couchant d'une parcelle de terre chaude nommée Parc-er-hroc'h, donnant du levant sur terre à Jean François Torrec, des midi et couchant sur terre à Yves Souffez et du nord sur terre à Guillaume Romancer contenant sous fonds environ seize ares quarante deux centiares. Art. 4° La moitié, côté du midi d'une parcelle de terre chaude nommée Parc-er-bodel ou badel, ayant ses édifices au levant, donnant de ce côté sur chemin à Porz-balue, du midi sur terres à Jean Pierre Carriou et à Jean Robet et autre, du couchant sur terre à Jean Le Corre et du nord sur terre aux mineurs Portier, contenant sous fonds seize ares soixante dix centiares. Art. 5° Autre parcelle de terre chaude dite Er-mestreuche, édifices au levant donnant de ce côté sur une lande conduisant à Porz-balue, du midi sur terre à Louis Flohic de Kcarne et du nord sur terre labourable, contenant sous fonds neuf ares soixante-treize centiares. Art. 6° Autre parcelle de terre chaude dite Stang-er-gal-bihan, édifices au couchant, donnant du levant sur terre à Guillaume Romancer, du midi sur terre à Dominique Tanguy, du couchant sur chemin de Kcarne à Trénogoät et du nord sur terre de Kercarn, contenant sous fonds trois ares dix huit centiares. Art. 7° Autre parcelle de terre chaude dite Parc-lagadec, édifices au nord, donnant du levant sur terre à la veuve Torrec, du midi sur terre à Julien Robet, du couchant sur terre à Yves Souffez et du nord sur un four et chemin, contenant sous fonds dix ares quatre vingt seize centiares. Art. 8° La moitié bout du nord d'une parcelle de terre chaude nommée Er-coz-féten, donnant du levant sur un ruisseau, du midi sur terre aux mineurs Portier, du couchant sur terre à Guillaume Romancer et du nord sur terre à Louis Flohic, contenant sous fonds cinq ares quarante-sept centiares. Art. 9° La moitié, bout du nord, d'un pré fauchable nommé Prat-coz-féten, contenant sous fonds trois ares soixante quatre centiares. Art. 10° Un courtil sous terre à chanvre nommé Liors-forn, édifices au cerne fors sur les logements, contenant sous fonds trois ares soixante-quatre centiares. Art. 11° La moitié, côté du levant d'une parcelle de terre froide nommée Lannec-toulou-broyet, donnant du levant sur terre à Yves Souffez, contenant sous fonds dix-huit ares quatre vingt-quatre centiares. Art. 12° Autre parcelle de terre froide dite Lannec-stan-guen-caon, donnant du levant sur terre à Yves Souffez et du couchant sur terre à Tanguy, contenant sous fonds six ares trente-sept cntiares. Art. 13° La moitié, côté du midi d'une parcelle de terre froide dite Lannec-hent-sont, donnant du midi sur terre à Yves Souffez et du couchant sur terre aux mineurs Portier, contenant sous fonds dix-huit ares vingt-quatre centiares. Art. 14° Autre parcelle de terre froide dite Lannec-tal-punse-pel, donnant du midi sur terre à Anna Le Torrec et du nord sur terre à Yves Souffez, contenant sous fonds environ cinq ares quarante-huit cntiares. Art. 15° Autre parcelle de terre froide nommée Lannec-heuch-huern, donnant du midi sur terre à Le Corre et du nord sur un courtil avec un douët y étant, contenant sous fonds un are quatre vingt-douze cntiares. Art. 16° Le tiers au milieu d'un aire à battre nommée Er-leur, ainsi qu'elle se contient avec le tiers au milieu d'un emplacement de fumier au couchant d'un jardin nommé Ar-jardin. Art. 17° Enfin part et portion dans les puits, four, fontaine, douêts, communs et frostages du dit lieu de Kersécol où se trouvent tous les biens immobiliers ci dessus describés ; lesquels sont à domaine congéable et dépendent du dit Ksécol, en la commune de Moëlan.
Terre quitte de rente Art. 18° Le tiers au milieu d'une parcelle de terre chaude nommée Rozelec-er-punze, ayant édifices au midi, donnant du levant sur terre à Jean Le Torrec, du midi sur un emplacement à goëmon et sur un chemin, du couchant sur terre aux mineurs Portier et du nord sur terre de Kcarne, contenant sous fonds treize ares dix centiares. Art. 19° La moitié, côté du midi d'une autre parcelle de terre chaude nommée Couchen-er-grouyen, ayant édifice au couchant, donnant du levant sur terre à Yves Souffez, des midi et couchant sur terre à Guillaume Le Romancer et du nord sur terre à François Kforne, contenant sous fonds dix ares trente-quatre centiares. Art. 20° Une parcelle de terre froide dite Lannec-stang-guellec ainsi qu'elle est bornée, contenant sous fonds neuf ares vingt centiares. Ces trois parcelles de terre sont libres de toute rente et dépendent du village de Kcarne, en la même commune de Moëlan ; tels que les dits droits, tant ceux à domaine congéable que ceux quittes de rente, se contiennent et se poursuivent en général et sans réservation aucune et sont provenues aux vendeurs susdit des chefs et succession de Mathieu Le Torrec et de Marie Josèphe Tanguy, ses père et mère, décédés depuis plus de trente ans.
De tout quoi l'acquéreur susnommé a déclaré avoir parfaite connaissance et n'en vouloir plus amples renseignements.
Cette vente est faite et convenue amiablement entre les parties, pour et moyennant une somme de quinze cent quatre vingt-dix francs stipulée payable par le dit Jean Marie Le Bourhis au vendeur comme suit : 1° Six cent quatre vingt-dix francs ce jour en un mois sans intérêt, et 2° le surplus se montant à neuf cents francs ce jour en cinq ans avec l'intérêt légal de cinq pour cent, par an, à dâter de ce même jour dix-sept janvier courant.
L'acquéreur est entré en propriété des immeubles présentement vendus à compter de ce jour et en jouissance à dâter du vingt-neuf septembre dernier, attendu qu'il en touchera l'année de ferme à cette époque, payant et acquittant à partir de la même date les contributions de tout espèce auxquels ils sont ou pourront être grevés, quitte du passé.
L'acquéreur susnommé fera à ses frais et dépens transcrire une expédition d ces présentes au bureau de la conservation des hypothèques de Quimperlé, si bon lui semble et s'il y a ou survient des inscriptions du fait du vendeur ce dernier s'oblige à les acquitter et à en garantir l'acquéreur.
Au moyen de tout ce que dessus demeure le dit Jean Marie Le Bourhis propriétaire en général des immeubles que possède le vendeur aux lieux et dépendance de Kcarne et de Kersécol, consentant ce dernier qu'il en use, jouisse et dispose comme il en avait lui-même le droit et qu'il en prenne possession par toutes les voies de droit. Ainsi voulu et consenti.
Dont acte : fait et passé en l'étude au chef lieu de la commune de Moëlan, sous les seings des témoins et celui du notaire seulement, les parties requises séparément de signer ont affirmé ne le savoir, après lecture faite, ce jour dix-sept janvier mil huit cent quarante-huit sur les neuf heures du matin. |