Devant Me Louis Théodore Désiré Barbe, notaire royal à la résidence du bourg communal de Moëlan, canton de Pont-Aven, arrondissement de Quimperlé, département du Finistère, ayant pour témoins instrumentaires Messieurs François-Marie Le Courant, propriétaire et Pierre Julien Caëric, secrétaire de la Mairie, les deux demeurant séparément au dit bourg de Moëlan soussignés,
Furent présens
1° Armand Cohen, cultivateur et tonnelier, époux de Marie Françoise Cariou, demeurant au lieu de K/nonenlarmor, en la commune de Moëlan, d’une part ;
2° François-Louis Cohen, ex-capitaine au cabotage, époux de Marie Anne Romieux, demeurant au dit bourg de Moëlan, d’une seconde part ;
3° Héleine Cohen, épouse assistée et autorisée de Corentin Quentel, son mari, cultivateurs, demeurant aussi au bourg de Moëlan, d’une troisième part ;
4° Et François-Louis Le Roi, aussi cultivateur, époux de Marie Héleine Le Bloa, demeurant au village de K/liguit, en la dite commune de Moëlan, agissant comme acquéreur des droits immobiliers de Baptiste Cohen, aussi cultivateur, demeurant à K/golaer, Moëlan, aux fins de contrat de vente au rapport de Me Gauréquer ex-notaire à Moëlan, en la date du vingt-six mars mil huit cent quarante-sept, Enregistré à Quimperlé, le premier avril suivant, d’une quatrième part ;
Lesquels ont déclaré qu’ils possèdent en indivision divers immeubles et droits immobiliers, en partie quitte de rente et en partie à domaine congéable, situés tant aux lieux de Trélazec, K/vétot, K/abas et K/liguit qu’en leurs dépendances, en la commune de Moëlan ; lesquels biens sont provenus par quart aux dits Cohen des chef, et succession de leurs auteurs décédés depuis longues années, et sont estimés valoir, charges et contributions comprises, une somme de Cent vingt francs en revenu, donnant en principal celle de Deux mille quatre cents francs, ci 2400 f.
Que désirant faire cesser entr’eux l’indivision des dits biens sus mentionnés ils en ont fait, par le ministère d’un ami, composer quatre lots qu’ils ont déclaré trouver égaux et ensuite les ont remis au soussigné notaire pour les transcrire immédiatement afin de donner à leur partage le caractère d’authenticité désirée.
Qu’enfin les parties s’étant d’amiablement accordées sur l’attribution des lots elles ont requis le soussigné notaire de procéder de suite à la transcription littérale de ces mêmes lots, ce qui a lieu de la manière qui suit :

Lot attribué à François Louis Le Roi :
Art. 1
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Le tiers au milieu d’une maison à K/liguit, ayant deux longères au levant et couchant et deux pignons des nord et midi, avec sa cour au levant, et se trouve indiquée au bulletin cadastral sous le numéro huit cent dix, section N. |
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Art. 2
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Une crèche nommée Craou-er-zaout, ayant de long a deux longères quatre mètre vingts centimètres, de franc à deux pignons des Nord et midi deux mètres quatre vingts centimètres et de hauteur réduite deux mètres quarante centimètres et est désignée au cadastre sous le numéro huit cent dix, section N. |
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Art. 3
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Le sixième dans l’aire à battre à K/liguit, contenant sous fonds trente centiares et indiquée au bulletin cadastral sous le numéro huit cent sept, section N, ci. |
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Art. 4
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Une parcelle de courtil dit Liors-ar-leur, ayant édifices au cerne fors du couchant, donnant de ce côté sur terre à François Louis Le Roi, contenant sous fonds un are soixante-quatre centiares, et est indiquée au cadastre sous le numéro huit cent six, section N, ci. |
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Art. 5
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Un parcelle de courtil dit Rénannec ayant son édifice au Nord, donnant du levant sur terre à François Le Godec et du couchant sur terre à François Louis Le Roi, contenant sous fonds un are et indiquée au cadastre sous le numéro huit cent vingt-deux, section N, ci. |
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Art. 6
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Une parcelle de courtil dit Liors-Kantitot, sans édifice donnant du couchant sur terre au propriétaire de ce lot, de la contenance d’un are mentionnée au cadastre sous le numéro huit cent quarante-cinq, section N, ci |
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Art. 7
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Une parcelle de terre chaude dite Parc-er-verger, édifices au cerne, fors du midi, donnant du levant sur un chemin, du midi sur terre à François Le Godec, du couchant sur Prat-pont-meigne et du Nord sur terre aux héritiers de François Le Favennec, contenant sous fonds neuf ares trente centiares et se trouve indiquée au bulletin cadastral sous le numéro trois cent treize, section N. |
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Lot attribué à Armand Cohen :
Art. 1
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Une parcelle de terre chaude nommée Parc-er-bec-cam, ou Leur-an-déoc, ayant ses édifices au cerne, fors du midi, donnant du levant sur un chemin, du midi sur un champs à François Le Favennec et Louis Quentel, du couchant sur le chemin de K/nonen et du nord sur terre à Jean Capitaine de K/glouanou, contenant sous fonds dix ares vingt-deux centiares et indiquée au bulletin cadastral sous le numéro six cent dix section N, ci. |
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Art. 2
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Autre parcelle de terre chaude nommée Douar-gô, ayant son édifice au levant, donnant du levant sur Toulan-Frocazec et du midi sur terre à Guillaume Drennou et du nord sur terre à François Godec, contenant sous fonds dix ares trente-quatre centiares et indiquée au cadastre sous le numéro neuf cent quatre vingt-seize, section N, ci. |
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Lot attribué à Héleine Cohen, femme Quentel :
Art. 1
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La moitié, côté du nord, d’une parcelle de terre chaude, nommée Ar-Garrec, ayant ses édifices des levant et couchant, donnant du nord sur terre à Isidore Le Doze, avec la moitié bout du couchant de la crière ayant ses édifices des midi et couchant, contenant sous fonds onze ares, indiquée au cadastre au numéro six cent vingt-neuf, section N, ci. |
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Art. 2
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La moitié, côté du midi d’une parcelle de terre chaude dite An-hent-bras, sans édifice, donnant du levant sur terre aux héritiers de Jean-Marie Garrec, du midi sur terre aux héritiers de François Favennec et du couchant sur chemin de K/abas au bourg de Moëlan, contenant en fonds trois ares soixantes cinq centiares et indiquée au cadastre sous le numéro cinq cent dix, section M, ci. |
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Art. 3
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La moitié, côté du nord d’une parcelle de terre chaude dite Ar-mine-guen, ayant son édifice du levant sur un chemin, donnant du nord sur terre à François Godec, contenant en fonds trois ares quatre vingt-cinq centiares et indiquée au cadastre sous le numéro quatre cent trente cinq, section M, ci |
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Art. 4
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La moitié, côté du midi d’une parcelle de terre chaude dite Parc-huéon, ayant ses édifices des levant et couchant, donnant du midi sur terre à François Godec, contenant sous fonds deux ares vingt centiares et mentionnée à l’article treize cent trente-un du cadastre, section M, ci. |
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Art. 5
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La moitié, côté du levant d’une parcelle de terre froide dite Lannec-ar-Broën ou Stang-K/liguit, sans édifices, donnant du levant sur terre à Isidore Le Doze et du midi sur terre à François Godec, contenant sous fonds deux ares trente-cinq centiares et se trouve indiquée au bulletin cadastral sous le numéro huit cent quatre-vingt-quinze, section N, ci. |
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Art. 6
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La moitié, côté du couchant, d’une parcelle de terre froide nommée Lannec-an-nabat, sans édifices, donnant du couchant sur terre à François Le Bourhis et du midi sur la mer, contenant sous fonds deux ares quinze centiares, et indiquée au cadastre sous le numéro Douze cent dix-huit bis section N, ci. |
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Art. 7
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La moitié, côté du nord d’une parcelle de terre froide nommée Euc’h-féten-riou, donnant du levant sur terre à François Augustin Capitaine et du midi sur un ruisseau, contenant sous fonds un are trente cinq centiares et relatée au numéro huit cent soixante-dix-huit du cadastre, section M, ci. |
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Lot attribué à François-Louis Cohen :
Art. 1
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La moitié, côté du midi d’une parcelle de terre chaude nommée Ar-Garrec, ayant ses édifices des levant et couchant, avec la moitié, bout du levant, de la crière ayant ses édifices des midi et levant, contenant sous fonds onze ares et indiquée au cadastre sous le numéro six cent vingt-neuf section N, ci. |
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Art. 2
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La moitié, côté du nord, d’une parcelle de terre chaude dite En-hent bras, sans édifices, donnant du nord sur terre à Jean Philippon et du couchant sur le chemin de K/abas au bourg de Moëlan, de la contenance de trois ares soixante-cinq centiares et se trouve indiquée sous le numéro cinq cent dix du cadastre, section M, ci. |
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Art. 3
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La moitié, côté du midi d’une parcelle de terre chaude nommée Ar-mine-guen, édifices au levant sur un chemin, donnant du midi sur terre à Méleine Loärer, contenant en fonds trois ares quatre-vingt-cinq centiares, et est indiquée au cadastre sous le numéro quatre cent trente-cinq section M, ci. |
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Art. 4
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La moitié, côté du nord d’une parcelle de terre chaude nommée Parc-huéon, ayant ses édifices des levant et couchant, donnant du nord sur terre à François-Louis Le Roi, contenant sous fonds deux ares vingt centiares et se trouve désignée à l’article treize cent trente un du cadastre, section M, ci. |
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Art. 5
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La moitié, côté du couchant d’une parcelle de terre froide dite Lannec-ar-Broën ou Stang-Kliguit, sans édifices, donnant du couchant sur terre à Isidore Le Doze et du midi sur terre à François Godec, contenant sous fonds deux ares trente-cinq centiares et se trouve indiquée au bulletin du cadastre sous le numéro huit cent quatre-vingt-quinze, section N, ci. |
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Art. 6
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La moitié, côté du levant d’une parcelle de terre froide nommée Lannec-an-nabat, donnant du levant sur terre aux héritiers de François Favennec et du midi sur la mer, contenant sous fonds deux ares quinze centiares et se trouve indiquée à l’article douze cent dix-huit Bis du cadastre, section N, ci. |
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Art. 7
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La moitié, côté du couchant d’une parcelle de terre froide dite Euc’h feten-riou, donnant du midi sur un ruisseau et du couchant sur terre à Yves Capitaine, contenant en fonds un are trente-cinq centiares et est désignée au bulletin cadastral sous le numéro huit cent soixante-dix-huit, section M, ci. |
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Les copartageants ont déclaré que chaque lot est évalué en revenu, charges et contributions comprises, une somme de trente francs donnant en principal celle de six cent francs, ci. 600 fr
Le présent partage qui a lieu sans soulte ni retour de part et d’autre, est fait et consenti aux conditions suivantes :
1e. Tous les copartageants sont convenu de contribuer par quart au paiement de l’acquisition de la rente qui peut grever en partie les immeubles describés ci-dessus, dans le cas où l’on viendrait à vendre par la suite la rente dont il s’agit ;
2e. Chacun des copartageants est entré en propriété et en jouissance de son lot, à partir de ce jour, payant et acquittant à compter de la même époque et à l’avenir les impôts auxquels il est ou pourra être assujetti quitte du passé, la rente convenancière devant être toujours acquittée par quart par les quatre copartageants jusqu’à l’acquisition de la dite rente en question.
3e. Tous les copartageants auront aussi droits aux emplacements de goëmon de K/liguit et de K/abas, soit pout le pêcher, le sécher ou l’ameuloner.
4e. Chacun des copartageants se fournira mutuellement les chemins, sentiers et passages pour l’exploitation et la fréquentation des immeubles seulement, lesquels chemins et sentiers restent indivis entr’eux tous.
Restent également convenu entre les copartageants les fours, puits, fontaines, douêts et frostages ainsi que les plaistres dépendants des droits partagés et describés au présent.
Au moyen de tout ce que dessus demeure chacune des parties propriétaires de son lot, consentant que chacune d’elle en use, jouisse et dispose comme de son propre bien et qu’elle en prenne possession par toutes les voies de droit, déclarant aussi renoncer à vercir contre le présent partage par quelque motif et sous quelque prétexte que ce puisse être. Ainsi voulu et requis.
Dont acte : fait et passé en l’étude à Moëlan et transcrit littéralement sur des notes qui ont été remises ensuite aux parties, sous les seings des dits Armand et François Louis Cohen, ceux des témoins et du notaire seulement, les autres parties ayant affirmé de savoir signer, de ce requises séparément, après lecture faite, ce jour treize mars mil huit cent quarante-huit.

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