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23 mars 1851 Vente d'une parcelle de Philiboch Marguerite (1814-1887) à Le Bourhis Corentin (1813-1886) |
4 E 194/169 Acte n° 48 |
Devant Me. Louis Théodore Désiré Barbe, notaire à la résidence du bourg de Moëlan, canton de Pont-Aven, arrondissement de Quimperlé, département du Finistère, ayant pour témoins instrumentaires Messieurs Pierre Julien Caëric, secrétaire de la mairie et François Marie Doussal, boulanger, les deux demeurant audit bourg de Moëlan, soussignés.
2° Corentin Le Bourhis, époux de Marie Louise Lolichon, demeurant au village de Kerdoualen et Joseph Marie Le Dun ou Doeuff, époux de Marie Vincente Le Bourhis, demeurant au susdit village de Kerhermen, tous deux cultivateurs, agissant tant en leurs noms personnels que faisant et stipulant pour leur frère et beau-frère Pierre Jean Le Bourhis, employé des douanes à Prével, canton de Pont-Croix, d'autre part. Tous aussi domiciliés de la commune de Moëlan, le douanier excepté.
Entre lesquelles parties s'est fait et passé le présent acte par lequel la dite Marguerite Philiboch a déclaré vendre, céder et transporter purement et simplement et avec toutes garanties aux dits Corentin Le Bourhis et Joseph Marie Le Doeuff, acquéreurs acceptant pour eux et pour leur frère et beau-frère susnommé, savoir : Une parcelle de terre froide nommée Lan-quéorzel ou Lan-prajou, à domaine congéable, située à Kerorzel aux dépendances de Kerduel, en la dite commune de Moëlan, la dite parcelle sans édifices, donnant du levant sur pré à la vendresse, du midi sur terre ou lande à Martial Hervé, du couchant sur autre lande à Pierre Guillou et du nord sur terre aux héritiers de Jean Le Bourhis, contenant environ quatre ares quatre-vingts centiares.
Telle que la dite parcelle de terre se contient et se poursuit en général et sans réservation ; telle enfin qu'elle est advenue à la susdite vendresse du chef et de la succession de son père Yves Philiboch, mort il y a environ quatre années ; de tout quoi les acquéreurs ont déclaré avoir parfaite connaissance et n'en vouloir plus amples renseignements.
Cette vente est faite et consentie, entre les parties, pour et moyennant une somme de trente-six francs qui a été comptée et payée par les acquéreurs susdits à la dite Marguerite Philiboch qui a déclaré consentir quittance générale, ledit Corentin Le Bourhis ayant payé pour son frère douanier susnommé une somme de douze francs.
Les acquéreurs susnommés sont entrés en propriété de la parcelle de lande présentement vendue, à compter de ce jour et en jouissance à date de la même époque, payant et acquittant, à partir de cette même époque et à l'avenir, les impôts de toute nature auxquels elle est ou peut être assujettie, quitte du passé.
Au moyen de tout ce que dessus demeurant les dits Le Bourhis et autres propriétaires de l'immeuble formant l'objet de ces présentes, consentant la venderesse qu'ils en usent, jouissent et disposent comme de leurs autres biens et qu'ils en prennent possessions par toutes les voies de droit.
Ainsi voulu, consenti et accepté.
Dont acte en minute : fait et passé en l'étude au chef-lieu de la commune de Moëlan, sous les seings des témoins et celui du notaire seulement, toutes les parties ayant affirmé ne savoir signer, de ce requises séparément, après lecture faite, ce jour vingt-trois mars mil huit cent cinquante-un. |