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26 mai 1851 Rétrocession entre Carriou Marie Julienne (1796-1853) et Lhyver Pierre (1819-1862) |
4 E 194/169 Acte n° 134 |
Devant Me. Louis Théodore Désiré Barbe, notaire à la résidence du bourg de Moëlan, canton de Pont-Aven, arrondissement de Quimperlé, département du Finistère, ayant pour témoins instrumentaires Messieurs Pierre Julien Caëric, secrétaire de la mairie et François Marie Doussal, boulanger, les deux demeurant audit bourg de Moëlan, soussignés.
2° Marie Julienne Carriou, ménagère, veuve en premières nôces de François Le Flo et en secondes de Jean Capitaine, demeurant au même bourg de Moëlan, d'autre part.
Lesquels ont exposé ce qui suit : Dans un acte portant échange, en date du huit juin mil huit cent quarante-huit [1848-132], enregistré, au raport du soussigné notaire, il fut convenu que chacun des échangistes devait rester personnellement respensable des dettes pouvant grever les biens que les parties se cédaient réciproquement à ce titre ; jusqu'à ce jour une partie des échangistes ne s'est point conformée à cette condition qui était expresse et sans laquelle l'échange susrelaté n'aurait pas eu lieu ; ces biens ont été depuis cédés en l'étude du même notaire par les époux Fauglas au dit Lhyver, premier comparant, aux termes d'un contrat de vente du vingt décembre mil huit cent quarante-neuf, enregistré, ce dernier ignorant complètement la condition de l'échange en question, s'est empressé d'obtempérer à la demande de la dite Marie Julienne Carriou, seconde comparante, de remettre les choses dans leur état primitif ; En conséquent, les comparants sont convenus de ce qui vient ci-dessous : Pierre Lhyver cède dès aujourd'hui à Marie Julienne Carriou, qui accepte à titre de rétrocession d'échange, un courtil dit Liors-bras ou Liors-Canap, situé au dit bourg de Moëlan, ainsi qu'il se comporte et se contient en général et sans réservation, évalué de revenu une somme de vingt-sept francs cinquante centimes soit en principal celle de cinq cent cinquante francs.
Et en contr'échange, aussi à titre de rétrocession, Marie Julienne Carriou abandonne audit Lhyver acceptant les édifices, superficies et droits réparatoires d'une portion de tenue à domaine congéable située à Kerguivilic et en ses dépendances, sur la dite commune de Moëlan, valant de revenu vingt francs au principal de quatre cents francs.
Tels que les dits édifices et autres droits se contiennent et se poursuivent sans réservation. De tout quoi les contractants ont dit avoir parfaite connaissance et n'en vouloir plus amples détails ni débornements.
Cette rétrocession d'échange est aussi consentie aux conditions suivantes : Marie Julienne Carriou a remboursé audit Lhyver une somme de cent cinquante francs qu'elle avait touchée, aux termes de l'échange précité, des époux Fauglas à titre de soulte, de laquelle somme Pierre Lhyver lui a consenti quittance générale.
Les permutants sont entrés en propriété et en jouissance des biens qu'ils viennent de se rétrocéder par échange, à compter de ce jour, payant et acquittant, à dater de la même époque et à l'avenir les impôts de toute nature auxquels chaque immeuble reçu est ou peut être assujetti, quitte du passé.
Demandent, en conséquence, Marie Julienne Carriou, propriétaire de nouveau de son sudit courtil Liors-bras ou Liors-Canap et Pierre Lhyver au lieu et place du dit Fauglas, aussi propriétaire des édifices, superficies et autres droits susmentionnés, consentant les parties que chacune d'elles en use, jouisse et dispose comme si l'échéange du huit juin mil huit cent quarante-huit n'avait point eu lieu et qu'elle en prenne de nouveau possession comme au premier abord.
Les frais et honoraires de ces présentes seront supportés par Marie Julienne Carriou sans recours vers Pierre Lhyver.
Ainsi voulu, consenti et accepté.
Dont acte en minute : fait et passé en l'étude au chef-lieu de la commune de Moëlan, sous les seings des témoins, ceux des dits Marie Julienne Carriou, de Lhyver et du notaire, après lecture faite, ce jour vingt-six mai mil huit cent cinquante-un. |