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13 décembre 1851 Testament de Prat Marie Françoise (1797) à Prat Marie Renée (1834-1864) |
4 E 194/169 Acte n° 313 |
L'an mil huit cent cinquante-un, le treize décembre sur les neuf heures du soir. Nous Louis Théodore Désiré Barbe, notaire à la résidence du bourg de Moëlan, canton de Pont-Aven, arrondissement de Quimperlé, département du Finistère, assisté de 1° Pierre Julien Caëric, secrétaire de la mairie ; 2° François Marie Doussal, boulanger, les deux demeurant audit bourg de Moëlan ; 3° Pierre Jaffrezou ; 4° et Joseph Berthou, ces deux cultivateurs, demeurant au village de Kermizéven, en la commune de Moëlan, témoins instrumentaires requis suivant la loi à l'effet de l'acte testamentaire ci-après, mâles, majeurs, Français et jouissant de tous leurs droits civils.
Laquelle nous a requis de recevoir son testament et acte de dernière volonté, à quoi obtempérant, nous susdit notaire, avons en présence des quatre témoins susnommés écrit en entier le dit testament sous la dictée de la testatrice et au fur et mesure qu'elle le dictait, ainsi qu'il suit : "Je déclare léguer en toute propriété et par préciput et hors part à Marie Renée Prad, ma nièce, fille issue du premier mariage de mon mi frère Louis Prad avec défunte Renée Carriou. - 1° Un bois de lit avec un accoutrement complet ; 2° Un banc, ces deux objets à son choix ; 3° et une armoire à deux battants. Je lui donne, en outre, et toujours au même titre de préciput, une somme de douze cents francs à prélever sur tous mes biens avant aucun partage de ma succession à venir, pour par elle, jouir et disposer du tout, comme bon lui semblera, à compter du jour de mon décès. Quant à la somme de douze cents francs ci-dessus léguée, elle n'en touchera les intérêts qu'au décès de son père Louis Prad ; néanmoins aussitôt le mariage de ma susdite nièce, cette dernière percevra à son profit la moitié des intérêts de la dite somme à elle léguée en principal ; je veux, en outre, que la dite Marie Renée Prad vienne concouremment avec ses autres mi-frère et mi-soeur partager le surplus de tous mes autres biens, mobiliers et immobiliers, et ce, par égale portion, mais seulement après le décès de mi-frère Louis Prad déjà nommé, leur père, à qui je léguer la jouissance de ces derniers biens pendant sa vie, moyennant fournir fidèle inventaire des meubles. Je désire que tous mes héritiers remettent et versent au trésorier de la fabrique de Baye une somme de trois cents francs dont la rente ou les intérêts de cette somme seront destinés à faire dire à perpétuité des messes et des prières à mon intention ; cette somme de trois cents francs sera également prélevée sur tous mes biens avant aucun partage et devra être comptée audit trésorier tôt après ma mort. Telles sont mes dernières volontées positives que je veux et entends être ponctuellement observées après ma mort."
La testatrice susnommée ayant cessé de dicter, nous notaire susdit lui avons, en présence des quatres témoins plus haut dénommés, donné lecture du présent testament ; elle nous a de nouveau déclaré devant les mêmes témoins que c'étaient bien là toutes ses intentions, qu'elle n'y voulait rien changer ni augmenter et qu'elle y persistait.
Dont acte ainsi requis : fait et passé au village de Kermizéven, en la demeure de la testatrice, en la dite commune de Moëlan où nous avons été requis de nous transporter, nos témoins présents, sous les seings des dits Caëric, Doussal et Jaffrézou, témoins, le dit Joseph Berthou, autre témoin et la dite Marie Françoise Prad, testatrice, ayant affirmé ne savoir signer, de ce requis séparément, après lecture faite, les susdits jour, mois et an que dessus, le tout après une nouvelle lecture faite en présence des dits quatre témoins. |