Les Moëlanais
Au fil des années
Moëlan au fil des jours
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10 janvier 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Étude de Me Rolland, notaire à Quimperlé, 3, rue Brouzic
A vendre à l'amiable à Chef du bois, commune de Moëlan.
Une maison d'habitation à usage de débit de boissons, comprenant : rez-de-chaussée, étage et grenier. Cour et courtil.
Contenance : 8 ares 40.
Libre de suite.
S'adresser au notaire.
31 janvier 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Carnet de mariage. - Le mardi 3 février à 9 h. 30 en l'église paroissiale de Moëlan, sera béni le mariage de Mlle Aline Floch, de Kerdoussal, avec M. François Cardiec, de Locunolé. Les repas seront servis chez M. Arthur Audren, au bourg de Moëlan. Tous nos voeux de bonheur.
21 février 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Coups et blessures. - Plainte a été portée par Guyader Joseph, de Kerglien, contre Lopin Louis, de Kerscoazec, qui le 14 février, vers 14 heures, sans provocation aucune le frappa de coups de poings et lui abîma la figure. Un enquête est ouverte.
Études de Me Y.-M. Fournis, avoué-licencié à Quimperlé, 6, quai Brizeux et de Me Barbe, notaire à Moëlan. [Barbe 1925-073]
Vente par licitation judiciaire le jeudi 12 mars 1925 à 10 heures du matin.
En l'étude et par le ministère de Me Barbe, notaire à Moëlan.
De divers immeubles sis à Kersécol et Saint-Thamec, en Moëlan, en six lots.
3 mars 1925 (Echo de Bretagne - Ancien Quimperlois)
Moëlan. - Pas commode. - M. Ernest Caëric, vendait en octobre 1924 une barrique de cidre de son voison M. Louis Hervé. Il se rendit au village de Kergroës, le 25 février, pour réclamer son fût et le montant de la note mais n'y trouva pas Hervé.
M. Caëric s'en revint, mais en passant chez M. Le Naour, débitant, il prit un fût appartenant à celui-ci. Vers 15h30, très surexité, il arriva chez Caëric et réclama son bien. Des injures furent échangées et Hervé tira même son couteau pour en menacer Mme Vve Pogam, belle-mère de Caëric.
Il revint la nuit suivante et forçant la porte de la cave s'empara de son fût.
Une plainte pour menaces et violation de domicile a été déposée par M. Caëric.
La gendarmerie enquête.
21 mars 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Violences légères. - Pour avoir giflé le jeune Guyader, qu'il accusait d'être l'auteur de déprédation à son canot, François Lopin s'est vu condamner à 25 fr. d'amende avec sursis. Le jeune Guyader présente un certificat médical le déclarant atteint d'épitaxie, avec pronostiques assombris !!!.
Ferme à vendre. 16 hectares. Libre au 29 septembre prochain. Pour visiter, s'adresser à M. Lopin Julien, Petite-Lande, en Moëlan.
28 mars 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Etude de Me Henri Le Poupon, avoué à Quimperlé, 23 rue Savary.
Partage de communs.
Suivant deux exploits, l'un du ministère de Me Tamic, huissier à Quimperlé, en date du vingt et un mars mil neuf cent vingt-cinq, et l'autre du ministère de Me Kerloch, huissier à Quimper, en date du vingt-trois dudit mois de mars, les deux dûment visés et enregistrés.
Monsieur Guéguen François et Mme Yvonne Le Bloa, son épouse qu'il assiste et autorise, propriétaires, demeurant ensemble à Lann-ar-Groëz, commune de Moëlan, demandeurs en partage pour lesquels domicile est élu 23 rue Savary, à Quimperlé, en l'étude de Me H. Le Poupon, avoué près le tribunal civil de Quimperlé, leur avoué constitué et qui continuera d'occuper pour eux.
Ont fait assigner par voie d'affichages tous les prétendants droit aux communs, dont il sera ci-après parlé et ont assigné par voie ordinaire :
- 1° Monsieur le maire de la commune de Moëlan ;
- 2° Monsieur Le préfet du département du Finistère.
A comparaître à huitaine franche délai de la loi à l'audience et par devant MM. les présidents et juges composant le tribunal civil de Quimperlé, séant au palais de justice de la dite ville, place nationale, le mercredi de chaque semaine, à treize heures, et ce, après l'accomplissement des formalités et délais exigés par la loi en pareille matière, pour :
Voir ordonner le partage s'il est possible et dans le cas contraire la licitation entre tous les prétendants droit des communs dépendant du village de Saint-Cado en la commune de Moëlan, canton de Pont-Aven, arrondissement de Quimperlé (Finistère) dont la désignation suit :
Un placître, une aire à battre et ruines, inscrit au cadastre de la commune de Moëlan sous les n° 30, 31, 32 et partie du n° 36 de la section G, d'une contenance approximative de 41 ares 93 centiares.
Le placître est borné à l'est, par terre à Guéguen et héritiers Le Bloa ; au nord, par le chemin de Keranmoulin à Saint-Cado ; à l'ouest, par terre à monsieur Tressard ; au sud, par le terrain de la chapelle. L'aire à battre est limitée à l'est par terre à Tressard ; au nord, par terre à Lozachmeur ; à l'ouest, par chemin ; au sud par propriété Jean Guillou.
En général, tous les communs et frostages du village de Saint-Cado qui sont susceptibles d'être partagés.
Voir dire et juger qu'en conséquence, après l'accomplissement de toutes les formalités prescrites par la loi spéciale du 6 décembre 1850, il sera procédé entre les ayants-droits, dans les formes de droit, au partage des communs ci-dessus désignés ou à la vente par licitation selon les lots et sur les mises à prix qui seront déterminés par le tribunal.
Voir nommer d'office un ou plusieurs experts pour procéder audit partage, serment par eux préalablement prêté devant un juge commis.
Voir donner mission aux experts de rechercher les empiétements commis sur les communs ci-dessus.
Voir déterminer les bases de leur opération et voir ordonner l'emploi des dépens en frais généraux et privilégiés de partage.
Avec déclaration à monsieur le maire de la commune de Moëlan et à monsieur le préfet du département du Finistère, que la demande qui leur était signifiée valait ajournement à l'égard de tous les prétendants-droit aux dits communs et qu'elle serait affichée et publiée conformément aux articles 2, 3, 4 et 5 de la loi du 6 décembre 1850, sur le partage des terres vaines et vagues en Bretagne.
3 avril 1925 (Echo de Bretagne - Ancien Quimperlois)
Moëlan. - Avis. - Le dimache 14 avril 1925 à quatorze heures (heure légale), le Maire de la commune de Moëlan, dûment assisté et en présence du Receveur municipal, procédera à l'adjudication pour cinq francs au plus offrant et dernier enchérisseur, de l'Entreprise des Droits de Places et d'Etalages.
Pour prendre connaissance du cahier des charges et du tarif, les postulants peuvent s'adresser au secrétariat de la mairie (du lundi au samedi inclus, de 9 heures à 12 heures, de 14 à 15 heures, et le dimanche de 9 à 11 heures.
Conférence sur les abeilles. - Dimanche prochain, 5 avril, réunion des amateurs d'abeilles au rucher de la ferme Pinsec, à Kermignet (près la gare de la forêt) à 14 heures, où seront traités les questions suivantes :
- Cause de la dégénéressence des abeilles dans notre région ;
- Moyen d'y remédier ;
- Supériorié de la ruche à cadre mobile sur la ruche à rayons fixes ;
- Transvasement des abeilles d'une ruche dans une autre ;
- Recherche de la reine ;
- Examen des oeufs, du couvain ;
- Comment organiser son rucher (paniers ou ruches à cadres), en vue du concours itinérant organisé fin avril au début de mai prochain, par le syndicat apicole de Bretagne.
18 avril 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Simples questions. - 1° Les marins de Bélon demandent à Monsieur Le Maire de Moëlan, la raison pour laquelle on les a privés du seul emplacement qui, près de la cale de Bélon, était susceptible de leur servir au moment de leurs débarquements ! Promesse avait été faite aux marins de se voir réserver libre cet espace qui leur était nécessaire. Depuis, malgré la promesse faite, le dit emplacement a été vendu par délibération de M. le Maire et de son conseiller d'arrondissement, à un étranger du pays.
2° S'il ne nous taxe pas de curiosité, monsieur le conseiller d'arrondissement si farouchement républicain, pourrait-il nous faire connaître exactement ses opinions ? Nous avons tous vu ce grand Républicain soutenir dès avant et depuis la Guerre, des candidats des couleurs les plus diverses, du rose le plus tendre au rouge le plus ardent... Tel l'oiseau sur la branche, il se pose mais ne s'arrête pas...
Par la même occasion, peut-être nous dira t-il les raisons qui l'avaient incité à combattre personnellement M. le Marie actuel, alors que celui-ci figurait sur une liste républicaine en tant que simple conseiller municipal ?
- 3° On demande si les routes actuellement construites ou en construction sont des routes d'intérêt particulier ou d'intérêt général ? Et les raisons pour lesquelles elles ont en multiples endroits dévié de leur tracé primitif... On pourrait cependant donner quelques renseignements à ce sujet... si besoin était...
- 4° Monsieur le Maire voudrait-il rendre publique avant les prochaines élections, le compte rendu de sa gestion ; l'état de la caisse communale, le jour où il s'est laissé choir avec le sourire sur le trône municipal... et l'état actuel des finances dilapidées par des achats inutiles ?
I. - Achat de la prairie du presbytère loués actuellement 800 francs, après avoir été payée 65 000 francs.
II.- L'achat parfaitement "électoral" du rouleau municipal, etc...
Ayant posé suffisement de questions aujourd'hui pour qu'il puisse nous être répondu, nous tenons toutefois à faire connaître à tous que,
"Si la loi sur les loyers est applicable à beaucoup, elle ne peut être appliquée en l'occurence à nos dirigeants minicipaux actuels, qui ont de fortes chances pour se voir refuser le moratorium par la grosse majorité des électeurs de la commune de Moëlan."
25 avril 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Liste républicaine démocratique populaire et d'intérêt communal.
Cher concitoyens,
Profitant d'un droit que la loi nous confère, nous nous présentons à vos suffrages.
Moëlanais, vos intérêts sont les nôtres !
Si vous nous accordez votre confiance, nous viellerons à la bonne gestion des finances de la commune, sans négliger l'amélioration des ports de pêche, la construction des routes, leur bon entretien et celui des édifices scoalaires ou autres dont nous aurons la charge, le tout, selon nos disponibilités financières.
Nous tâcherons d'être impartiaux et justes dans l'aide aux déshérités et surtout aux familles nombreuses dont vous savez les charges de plus en plus accablantes ; elle sont cependant l'espoir du pays, réserve d'avenir et honneur de la Bretagne.
Riches ou pauvres doivent avoir le droit de choisir l'école qui leur plaît pour l'instruction de leurs enfants, et dans la distribution des secours ou fournitures gratuites aux indigents, nous ne ferons point de partialité.
Moëlanais ! nous serons toujours pour la concorde, le respect de toutes les convictions sincères, la liberté pour tous. C'est la tête haute et avec confiance que nous attendons votre verdict.
Vive Moëlan ! Vive la République démocratique !
Vu les candidats.
MM. Audren Artur, Audren Guillaume, Bourhis Emile, Charles Louis, Charles Joseph, Cohen Joseph, Fauglas François Louis, Gouyec Jean Louis, Guilloré Joseph Marie, Haslé Vincent, Kerforn Joseph, Le Beuze François, Le Doze Louis, Lozachmeur Pierre, Montfort Joseph, Orvoën François, Orvoën Joseph, Richard Pierre, Tallec François Louis, Tanguy Joseph.
1 mai 1925 (Echo de Bretagne)
Elections municipales du 3 mai.
A Moëlan.
Liste républicaines . - MM. Le Goff Louis Mathurin, entrepreneur, Maire sortant, à la Gare ; Capitaine Joseph, commerçant, conseiller sortant, conseiller d'arrondissement, au Bourg ; Kerouriou Auguste, marin-pêcheur, c.s., à Kerdoualen : Le Bourhis Pierre, cultivateur à Kermeurzach ; Péron Joseph, boulanger, c.s., à Kerroch ; Salin Mathurin, mareyeur, à Beg-porz ; Le Guennec François Louis, marin-pêcheur, à Brigneau ; Le Maout Joseph, retraité, chevalier de la Légion d'honneur, c.s., à la Gare ; Garniel François, distillateur, à Kergoulouët ; Le Bourhis Corentin, cultivateur, c.s., à Kerhuiten ; Fauglas Théophile, marin-pêcheur, à Keréven ; Tanguy Joseph, cultivateur, c.s., à Kerenmoulin ; Nabec Françoisn marin-pêcheur, à Kerempellan ; Le Moing Pierre, retraité, c.s., au Temple, médaillé militaire ; Guilloré Joseph, marin-pêcheur, à Chef du bois ; Le Garrec Charles, cultivateur, c.s., à Kerbris ; Gourlet Louis, retraité, à Landuc ; Scaviner Julien, cultivateur, à Kergolaër ; Charles François Louis, cultivateur, c.s., à Kerouër ; Scaviner Victor, marin-pêcheur, à Bélon ; Ravallec Emile, docteur en médecine, c.s., à la Gare ; Orvoën Pierre, marin-pêcheur, à Kerduel ; Lhyver François, cultivateur, à Kergoustance.
8 mai 1925 (Echo de Bretagne)
Elections municipales du 3 mai.
A Moëlan.
Electeurs inscrits : 1999. Votants : 1399. Nuls : 22. Suffrages exprimés : 1377. Majorité absolue : 687.
Liste républicaines . - MM. Le Goff Louis Mathurin, entrepreneur, Maire sortant, à la Gare, 825 voix ; Capitaine Joseph, commerçant, conseiller sortant, conseiller d'arrondissement, au Bourg, 828 ; Kerouriou Auguste, marin-pêcheur, c.s., à Kerdoualen, 805 : Le Bourhis Pierre, cultivateur à Kermeurzach, 808 ; Péron Joseph, boulanger, c.s., à Kerroch, 779 ; Salin Mathurin, mareyeur, à Beg-porz, 813 ; Le Guennec François Louis, marin-pêcheur, à Brigneau, 811 ; Le Maout Joseph, retraité, chevalier de la Légion d'honneur, c.s., à la Gare, 777 ; Garniel François, distillateur, à Kergoulouët, 806 ; Le Bourhis Corentin, cultivateur, c.s., à Kerhuiten, 827 ; Fauglas Théophile, marin-pêcheur, à Keréven, 794 ; Tanguy Joseph, cultivateur, c.s., à Kerenmoulin, 785 ; Nabec Françoisn marin-pêcheur, à Kerempellan, 781 ; Le Moing Pierre, retraité, c.s., au Temple, 767 ; Guilloré Joseph, marin-pêcheur, à Chef du bois, 821 ; Le Garrec Charles, cultivateur, c.s., à Kerbris, 827 ; Gourlet Louis, retraité, à Landuc, 761 ; Scaviner Julien, cultivateur, à Kergolaër, 806 ; Charles François Louis, cultivateur, c.s., à Kerouër, 815 ; Scaviner Victor, marin-pêcheur, à Bélon, 794 ; Ravallec Emile, docteur en médecine, c.s., à la Gare, 695 ; Orvoën Pierre, marin-pêcheur, à Kerduel, 807 ; Lhyver François, cultivateur, à Kergoustance, 820.
Liste entièrement élue.
9 mai 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Bêtisier électoral. - Voici ce que l'on peut lire dans une proclamation de la liste Le Goff et consorts : "Il vous sera facile de vous rendre compte, en examinant chacun des candidats de cette liste, qu'ils sont tous partisans du drapeau à fleurs de lis".
Ainsi, depuis 95 ans (1830) qu'à disparu le drapeau blanc, il aurait, s'il faut en croire M. le maire de Moëlan, des partisans, dans sa commune. Ca c'est phénoménal. Mais quelque chose de plus surprenant encore, c'est qu'il y ait, dans cette même commune, des pensionnés de l'Etat à qui on puisse faire croire, qu'un triomphe de l'opposition aurait amené la supression de leurs pensions, et d'autres qui confondant la France et le gouvernemant, croient en votant contre ce dernier, voter contre la première qui leur paye des services rendus. On ne sait pas encore à Moëlan, que les pensions sont insaisissables, qu'elles sont une dette nationale, imprescriptible, et qu'il n'est au pouvoir de personne, sauf des futurs soviets qui ne reconnaissent pas, en Russie, les dettes des gouvernements précédents, de les abolir...
23 mai 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - A vendre chèvre, très bonne laitière. S'adresser Pinto, Kerduel en Moëlan.
30 mai 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Le conseil municipal a décidé l'acquisition l'acquisition d'un cylindre à vapeur pour l'entretien de ses chemins vicinaux et ruraux coûtant 43 000 francs et sollicite une subvention départemantale.
Le Conseil général fixe la subvention à 10 750 francs.
Moëlan. - Incendie. - Un incendie qui aurait pu avoir de graves consèquences s'est déclaré, mardi dernier, vers 14h45, dans un bâtiment des communs du château du Guilly.
Aussitôt l'alarme donnée, les pompiers de Moëlan se rendirent sur les lieux, ainsi que la population du bourg et des environs, qui rivalisèrent tous de zèle à combattre l'incendie. Notons surtout la conduite de la supérieure de Moëlan qui, malgré son grand âge a fait la chaîne tout le temps qu'il a fallu, ainsi que les professeurs des écoles privées de garçons et de filles, le clergé.
Craignant que le feu ne se propageât, M. Tremblez, propriétaire, fit alerter les pompiers de Quimperlé qui se rendirent en camion sur les lieux avec leur pompe. A leur arrivée, tout danger était conjuré et leurs efforts se bornèrent à noyer les décombres.
Avec le bâtiment incendié ont été la proie des flammes, les céréales, cidre, instruments aratoires.
Les pertes assez élevées sont couvertes par une assurence.
A propos de cet incendie nous recevons la lettre suivante :
Monsieur le Directeur de L'Union Agricole, Quimperlé.
Je vous serais très obligé de bien vouloir insérer dans votre journal, l'Union Agricole, les quelques mots ci-dessous :
M. Tremblez présente ses biens sincères remerciements et sentiments de reconnaissance à toutes les personnes qui se sont rendues si spontanément au Guilly pour combattre l'incendie qui s'y est déclaré. Grâce à leur concours dévoué on a pu éviter de plus grands dégâts.
Veuillez agréer, Monsieur Le Directeur, avec mes remerciements, l'assurance de mes sentiments distingués.
Moëlan. - Honorariat. - Nous apprenons avec le plus grand plaisir que Me Frédéric Barbe, ancien notaire, à Moëlan, vient d'être promu Notaire honoraire, par décrêt de M. le Président de la République, en date du 20 mai 1925. Tous nos félicitations respectueuses et cordiales !
Moëlan. On demande cuisinière capable, même âgée, ni ménage, ni autres emplois, cuisine seule.
Manoir du Chef du bois, Moëlan.
6 juin 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - A louer dans bois sapin, donnant sur la plage de Kerfany, Moëlan, villa meublée, cinq pièces. S'adresser à M. Loarer, agent d'affaires, Moëlan.
13 juin 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Certificat d'études primaires.
Voici la date des certificats d'études dans l'arrondissement :
4 juillet. - Centre de Riec-sur-Belon, écoles de Moëlan et Riec-sur-Bélon (garçons et filles).
Moëlan. - Louis, de Kerguen, malgré ses 18 printemps et sa vue perspicace, aurait pourtant dû éclairer sa bicyclette le 8 juin à 22 h. 50.
Sa machine était également dépourvue de la plaque d'identité.
Moëlan. - Cycliste et auto. - Le 31 mai dernier, dans l'après-midi, le dr Ravallec, de Moëlan, revenait de Quimperlé, en auto. Arrivé au passage à niveau de Kercadoret, il aperçut plusieurs cyclistes et piétons revenant de l'assemblée de Toulfoën. Afin d'éviter les accidents, il ralentit son allure et prit sa droite tout en actionnant le klakson. Tout à coup il aperçut un cycliste, Pierre Canévet, ouvrier zingueur, à Moëlan, venant de cette direction, ayant un enfant sur son guidon. Canévet tenait sa gauche, lorsque soudain il se dirigea sur la droite, ce qui incita le dr Ravallec à prendre la gauche. A ce moment le cycliste changea également de côté et fut heurté par l'aile droite de la voiture. Projété sur le sol entre les deux roues, Canévet et la fillette furent traînés sur un certain parcours.
Quand on put les dégager, le docteur Ravallec les transporta à son cabinet et leur prodigua les premiers soins, puis fit conduire M. Canévet à l'hôpital de Quimperlé, les blessures paraissant assez sérieuses.
Quant à la fillette, dont l'tat est moins grave, elle reçoit les soins de l'auteur involontaire de l'accident.
20 juin 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Echo du concours agricole de Quimper. - Nous relevons avec plaisir, un prix de 200 francs, à M. Louis Pensec, de Kermignet, pour Chipotie de la race pie-noir 2e section taureaux de 2 à 3 ans.
La fête de Kergroës. - Voici le programme de la fête de ce quartier, qui aura lieu le dimanche 28 juin.
A midi. - Banquet par souscription à l'Hôtel des Bruyères.
Menu
Jambon
Poisson mariné
Homard sauce mayonnaise
Langue de boeuf trufflée au Porto
Petits pois à la crême
Poulet rôti
Pommes nosettes
Coeurs de laitues
Oeufs à la neige
Gâteaux bretons
Cidre, vin rouge, vin blanc, café, fine.
On trouvera des cartes de banquet chez Mme Vve Le Gall, buraliste, à Moëlan ; M. Gicquel, bijoutier, à Bannalec et mme Drénou, à Kergroës.
On est prié de retirer ses cartes avant le vendredi 26 juin.
- A 14 heures. - Première course de bicyclettes.
- A 14 h. 30. - Courses à pied, pour hommes.
- A 15 heures. - Deuxième course de bicyclettes, courses d'enfants, jeu de la corde, lancement du poids, course en sacs, course à la brouette, concours de buveurs, mât de cocagne, gavotte d'honneur (jeunes et vieux) etc.
Environ 1 200 fr de prix seront distribués.
Danses toute la journée.
Le soir, à l'Hôtel des Bruyères, grand bal.
Nota. - Le comité ne répond pas des accidents.
25 juillet 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Etude de Me Bienvenu, notaire à Kerentrech-Lanester, près Lorient.
A vendre à l'amiable pour raison de santé, au Brigneau, commune de Moëlan.
Propriété à usage d'habitation et d'usine.
Pour préparation et conservation du poisson, avec jardin, terrasse, cour, beau vivier et dépendances.
Le tout contenant 13 ares 27 centiares environ.
Jouissance immédiate.
S'adresser piur visiter, au propriétaire, M. Trévidic et pour traiter au dit Me Bienvenu, notaire.
1 août 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Etude de Me Henri Le Poupon, avoué-licencié à Quimperlé, 23, rue Savary.
Partage de communs.
Un jugement rendu par le tribunal civil de Quimperlé, le premier juillet 1925, enregistré et signifié, a commis, messieurs Roussel, notaire à Quimperlé ; Piton, avocat à Quimperlé et Coatval, agent-voyer d'arrondissement en retraite à Quimperlé, à l'effet de procéder au partage entre tous les prétendants droits, des communs du village de Saint-Cado, en la commune de Moëlan, d'une contenance de 41 ares 93 centiares environ.
Messieurs Roussel, Piton et Coatval ont prêté le serment prescrit par la loi et ont fixé le commencement de leurs opérations au jeudi 24 septembre 1925, à deux heures de l'après-midi, sur les communs à partager à Saint-Cado, en Moëlan.
En conséquence, en conformité de l'article 13 de la loi du 6 décembre 1870, les experts font savoir qu'ils recevront les titres et demandes de tous les intéressés, même de ceux qui ne sont pas dans l'instance.
8 août 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. Supression d'enfant. - A Kervégant, Mme veuve Bourhis, née Anna Gloanec, 35 ans, commerçante, ressentit les douleurs dès 7 h. le 23 juillet, étant seule dans sa chambre, ses deux jeunes fils jouant au dehors et le garçon boulanger Julien Le Delliou, étant à son pétrin. Aussitôt elle commande à l'aîné Corentin Le Doze, d'un 1er mariage, d'aller à Kerco, en Riec, avertir sa mère, et au second d'aller au bourg prévenir le docteur Ravallec, à Moëlan.
Durant ce temps elle accoucha puis s'évanouit. Revenant à elle, elle trouva son enfant mort, au fond d'un seau et avec une ecchymose à la joue, produite dit-elle, par la chute.
Elle s'allongea sur le lit, le petit cadavre près d'elle et reçut la visite du docteur, qui lui conseilla d'avertir le maire, ce qu'elle fit. Le secrétaire de mairie, M. Mestric, vint dans la soirée de ce jour, mais Mme veuve Bourhis ne put lui remettre aucun certificat du docteur.
Comme deux jours après elle ne recevait pas de nouvelles du bourg, elle empaquata l'enfant dans un linge, et à la tombée de la nuit l'enterra dans les ruines d'un vieux moulin, à une vingtaine de mètres de sa demeure. Elle aurait agi ainsi pour que sa faute restât ignorée de sa mère et de ses enfants. Si l'enfant pour lequel d'ailleurs, un trousseau était préparé, avait vécu, elle l'aurait elevé. A la vérité, le trousseau se composait d'une chemise, d'un bonnet de nouveau-né, de linges usagés. Tout le monde dans le quartier savait de la veuve Bourhis était enceinte.
Moëlan. - Fête patronale. - La fête patronale de Moëlan aura lieu le dimanche 23 et luindi 24 août. Comme les années précédentes, le comité des fêtes qui se réunira samedi prochain pour élaborer le programme déifinitif a décidé de donner à cette fête le plus brillant éclat.
D'ores et déjà une grande course de bicyclettes et une course de chars attelés figurent au programme.
Ces deux épreuves seront dotées de nombreux et jolis prix. Des pourparlés engagés avec le Club Athlétique Lorientais sont à la veille d'aboutir et il est plus que probable que cette brillante phalange d'athlètes rehaussera encore l'éclat de la fête. A côté de cela, de nombreuses et diverses attractions, parmi lesquelles un concours de chants, sont à l'étude.
Nous donnerons le programme complet dans notre prochain numéro.
Moëlan. Fermeture tardive. Maria, débitante à Kerampellan, s'est vu dresser procès-verbal, le 2 août, pour servir des consommateurs à 23 h. 45.
Moëlan. - Lumières ! Lumières ! - Corentin, 21 ans, domestique à Kerduel, pédalait ferme le 2 août à 23 h. 20. N'ayant pas compté avec les gendarmes, il avait omis d'éclairer sa bécane.
5 septembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Désagréable surprise. - Pour une désagréable suprise, s'en fut une, celle qu'éprouva le dimanche 23 août, Mme Le Roux, hôtelière à Kerfany, en constatant vers 9 h. du matin, que son garde-manger, situé dans la cour de l'hôtel, avait été cambriolé de son contenu, soit un gigot, un demi-mouton et six livres de sa ?oisson, le tout d'une valeur de 160 fr. Ne sachant sur qui porter ses soupçons, elle a porté plainte contre inconnu. La gendarmerie enquête.
Moëlan. - Robet Yves, 18 ans, apprenti-chauffeur, à bord du Condorcet, domicilié à Kersaux, en Moëlan , le 30 août, se trouvait au débit Perrot, au bourg de Riec, en compagnie de plusieurs camarades. Dans le même débit, se trouvaient les deux frères Thaëron. Pour un motif futile, une discussion s'éleva. Ayant terminé leur consommation, Robet et ses amis prirent la route pour rentrer à Moëlan. A environ 100 mètres du débit Perrot, Thaëron François, ouvrier agricole, à Stang vran, en Riec, rejoignit Robet, le saisit par le collet et lui porta un coup de poing au-dessus de l'oeil droit, occasionnant une profonde blessure. Robet a porté plainte.
19 septembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Affaires de coups. - Le 22 août, vers 22 h. 30, Orvoën Louis, marin pêcheur, de Kerbrizillic, revenait de Brigneau, conduisant sa bicyclette à la main. Arrivé au lieu-dit Pouldour, il aperçut trois hommes qui venaient en sens inverse et qui voulurent lui barrer la route.
Leur ayant demander de le laisser passer, l'un d'eux, Richard François, de Kerdoualen, le saisit, le renversa et lui donna de nombreux coups, lui faisant des blessures à la figure. Plainte a été portée à la gendarmerie qui a ouvert une enquête.
Moëlan. - Régates de Merrien. - Le 6 septembre s'est déroulé par un temps splendide, le programme de la fête organisée par les marins du port de Merrien. Une foule nombreuse envahissait les abords ensoleillés du joli port ; Les différentes courses ont été âprement disputées. En résumé, le succès a été complet et encourageant pour l'avenir, compliments aux organisateurs et aux commissaires.
Voici les résultats :
Course d'hommes. - 1er prix : Guillou, de Moëlan ; 2e, Guyader, de Moëlan ; 3e, Strujon, de Quimperlé.
Course d'enfants (15 ans). - Le Goff, de Moëlan ; Jaffrézou, de Moëlan ; Robet et Sellin de Moëlan.
Course d'enfants (10 ans). - Fauglas, Tressard, Le Doze et Petit Polo, tous de Moëlan.
Régates de bateaux.
1ère série : Jean Yvonne, patron Landurin ; Deux jumeaux, patron Guilloré ; Ami du pêcheur, patron Nabec François.
2e série : Vas y pépère, patron Colin Y. ; Charlemagne, patron Le Doze ; Polo, patron Landurin.
3e série : Liamone, patron Scaviner ; Petite Marie, patron Richard.
4e série : Etranger, patron Le Moing ; Loriot, patron Gérot.
5e série : La Fayette, patron Le Moing ; Nicodem, patron Favennec.
Course à 4 avirons (annexes) : Le rêve, patron Penamen ; Les deux jumeaux, paron Guilloré ; Jean Yvonne, patron Landurin ; Père, Canévet.
Course à 2 avirons (annexes) : Père, Canévet ; Victor François, Polo.
Course à la godille : Père, Canévet ; Victor François, Polo.
Natation (hommes) : Le Doze ; Tressard.
Natation (enfants) ; Jaffrézou ; Robet ; Kerlan ; Carriou.
Buveurs de cidre : Robet ; Le Moal ; Le Gall ; Tanguy.
Gavotte d'honneur (jeunes) : Pustoch Jh, Cardiec, Guilloré Jh, Capitaine, Lopin, Caïc, Loarer, Garrec Alexis, Bourhis Auguste, Tanguy Théophile, Kerlan Prosper, Tanguy Clément, Landurin Gaston, Favennec Louis, Kerhuel, Guyomar Alexandre, Guyader Pierre, Gouyec Clovis, Rioual Alexis, Haslé Henri, Jaffrézou Louis, Pustoch Julien, Jacob Pierre, Tanguy Clément, Tallec Emile, Gouyec, Souffez, Le Doze, Haslé, Sinquin, Flohic, Floch et leurs cavalières.
Gavotte d'honneur (vieux) : Guilloré, Tanguy, Le Coeur, Boutaou, Nabec, Tanguy, Guilloré, Capitaine, Scaviner, Bourhis, Pogam, Scaviner, Landurin, Tanguy, Tanguy François, Le Doze, Fouesnant, Polo et leurs cavalières.
Moëlan. - Suicide. - Christophe Le Corre, scieur de long, 57 ans, demeurant à Bellevue, s'est pendu dans la matinée du 15 courant, à une poutre du grenier. Ce malheureux souffrait d'une maladie incurable, et c'est sans doute la raison pour laquelle il a mis fin à ses jours.
Il était très estimé de ses voisins.
25 septembre 1925 (Echo de Bretagne)
Moëlan. - Où est l'incendiaire ? - Vendredi dernier, un incendie se déclarait dans une grange appartenant à M. Sellin, propriétaire. Cet incendie aurait pu prendre des proportions considérables si les secours n'étaient arrivés à temps.
Mais à peine était-on maître de cet incendie, qu'un autre se déclarait dans une meule de foin située à une certaine distance de chez M. Sellin.
Qui a mis le feu ?
L'opinion publique soupçonne une veuve S... qui vient d'être acquittée par la Cour d'assises du Finistère, en juillet dernier, pour infanticide.
Interrogée par la gendarmerie, cette femme nie formellement.
L'enquête continue.
26 septembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Pardon de Notre-Dame de Lanriot. - Mardi, 8 septembre, a eu lieu le grand pardon de Notre-Dame de Lanriot, près la rivière du Belon.
A la pointe du jour, la fête est annoncée par le carillon. Vers 8 heures, les marins, arrivés depuis la veille en permission, se groupent, ainsi que les tambours et clairons, pour le départ de la procession. C'est un beau coup d'oeil : croix, bannières et statue de la Vierge sont portés par les marins en blanc, pendant que les tambours et clairons ouvrent la marche. Clergé et fidèles, pendant le trajet, chantent l'Avé maria stella, D'an itron varia Lanriot d'hor mam santez Anna. On arrive à la chapelle qui est vite envahie. Des pèlerins, autour de l'église, assistent à la grand'messe. le sermon breton, donné en plein air, est très écouté.
Après la messe, la plus grande partie déjeune dans les champs environnants : d'autres se dirigent sur Kerfany et Kergroës, à l'Hôtel des bruyères, où ils sont bien reçus par les propriétaires, qui ont un mot aimable pour tous. Malgré la foule, on trouve toujours un petit coin et tout le monde est content.
A 2 heures, on entend le son des vêpres. La procession et la bénédiction de la mer sont merveilleuses à voir, ainsi que cette foule en bateau et aux abords de la rivière, puis le retour de la procession à Moëlan dans le même ordre que le matin.
Tous les ans, le nombre de pèlerins augmente, venant de bien loin saluer Notre-Dame de Lanriot et la remercier des bienfaits répandus par elle sur le pays et qui ne laissent guère de septiques.
16 octobre 1925 (Echo de Bretagne)
Aux assises. Le drame des Grands-Sables.
Nous avons entretenu nos lecteurs du drame qui s'est passé aux Grands-Sables le 27 juillet dernier, Guillou François Marie, âgé de 34 ans, né à Moëlan, marin de commerce, en vue de surveiller sa femme qu'il soupçonnait d'infidélité, vient à la tombée du jour s'embusquer derrière la villa qu'il habite aux Grands-Sables, en Clohars-Carnoët. Bientôt il vit entrer dans le jardin sa femme suivie d'un individu qui conduisait une bicyclette ; tous deux pénétrèrent dans la maison où l'homme gara sa machine.
Guillou sortit aussitôt de sa cachette, tenant ouvert à la main un fort couteau. Après avoir vainement frappé à l'une des portes de la villa pour se faire ouvrir, il força cette porte, pénétra dans la salle à manger où il se trouva en présence d'un individu venant de la chambre à coucher. Il plongea son couteau dans la poitrine de cet homme qu'il reconnut pour être un nommé Calvar (Pierre Joseph Clavar-1895-1925), avec lequel il avait fait la pêche peu de temps auparavant.
Les faits sont reconnus exacts par l'accusé. Il avoue même que l'intention de tuer sa femme et l'amant quel qu'il soit qu'il surpendrait avec elle était née dans son esprit la veille du crime, alors qu'il assistait à une conversation au cours de laquelle il avait été question de l'inconduite notoire de la dame Guillou.
L'accusé n'a pas d'antécédents judiciares. D'excellents certificats lui ont été délivrés par les capitaines des navires sur lesquels il a été embarqué comme marin de commerce.
L'interrogatoire.
Si Me Henri Robert eut eu à défendre Guillou, il n'eut certes pas demandé, comme il le fit dans l'affaire de Kerninon, la supression de l'interrogatoire. En effet, l'interrogatoire au cours duquel le président Bouchard tendit une perche secourable, mais maladroitement saisie par l'accusé, dura assez longtemps.
Le défilé des témoins fut long. L'attitude cynique de la femme Guillou excusant son amant pour charger son mari fut sévèrement jugée par l'auditoire ainsi que certaines dépositions.
Réquisitoire et plaidoirie.
Le réquisitoire de M. Lhéritier, procureur de la République, s'appuyant sur la loi pour dire à Guillou que, bien que bafoué dans ses plus intimes sentiments et dans son honneur, il n'avait pas le droit de tuer, fut ce qu'on peut appeler un réquisitoire modéré.
Aussi, quand Me Alizon, de sa belle voix de basse, commença sa plaidoirie, on pouvait déjà dire que Guillou allait être acquitté. Le défenseur, flètrissant l'attitude de la femme Guillou, qui crut devoir lui expliquer en pleine audience, dans sa péroration abjura les jurés de permettre à Guillou d'élever ses enfants.
Le verdict.
Et les jurés le comprirent : leur verdict fut négatif et la Cour acquitta Guillou aux applaudissements d'une partie de l'auditoire.
A la sortie une petite manifestation eut lieu contre la femme Guillou.
31 octobre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Sans lumière. - Corentin, de Saint-Guénolé, quand il voudra voyager la nuit avec sa charrette, il munira celle-ci d'une lanterne et il n'aura plus les ennuis qu'il a eu le 28 octobre, à 19 h. 30.
7 novembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Etude de Me Cadoret, notaire à Baud (Morbihan)
Suivant contrat reçu par Me Cadoret, notaire à Baud, le 25 ocotbre 1925, monsieur Guéguen Yves et madame Lepage Jeanne, son épouse, commerçants, demeurant au bourg de Moëlan (Finistère) ont vendu à monsieur Auffrédou François-Louis et madame Guéguen Olga Marie, son épouse, demeurant au bourg de Moëlan (Finistère), un fonds de commerce de quincaillerie et articles de ménage, exploité par M. et Mme Guéguen, au bourg de Moëlan, aux prix et conditions indiqués audit contrat.
Tout créancier que sa créance soit ou non exigible devra, sous peine de forclusion, faire au domicile ci-après indiqué même par simple acte extra-judiciaire, opposition au paiement du prix de cette vente dans les dix jours qui suivront la seconde insersion du présent avis.
A cet effet, domicile est élu à Moëlan, au bourg, au siège du fonds de commerce.
14 novembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Succès. - Mlle Cécile Ravallec, élève au cours N.D. d4espérance, à Quimper, a passé avec succès son baccalauréat de philosophie. Félicitations !
21 novembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Entre époux. - Léonie Scaviner, femme Lozachmeur François, de Kerglouanou, a porté plainte à la gendarmerie contre son mari qui à chaque instant la frappe et lui fait subir de mauvais traitements. Vu cet état de choses, elle a quitté le domicil conjugal le 29 octobre dernier. Questionné, l'inculpé nie absolument avoir frappé sa femme, qui aurait des habitudes d'intempérance. Fin octobre, Lozachmeur demanda compte à sa femme de ce qu'elle avait fait des 1600 francs gagnés pendant la saison de pêche. Devant le mutisme de celle-ci, s'énervant, il lui donna une bousculade mais sans la frapper, Le tribunal appréciera.
Etude de Me Frédéric Barbe, notaire à Moëlan (Finistère)
Suivant acte reçu par Me Barbe Frédéric, notaire à Moëlan, le 28 octobre 1925, enregistré à Pont-Aven, le 7 novembre 1925, folio 5, case 37, monsieur Salin Mathurin, mareyeur, et madame Carbonel renée, demeurant à l'Armorique, en Moëlan, ont vendu à monsieur Prunier Alfred Emile, négociant, demeurant à Paris, 14 avenue Victor Hugo, un fonds de commerce à usage de mareyage, bâtiment d'exploitation, matériel servant à cette exploitation et en dépendant, au lieu dit l'Armorique, en Moëlan. Les oppositions s'il y a lieu devront être faites dans les dix jours de la seconde insertion et seront reçues en l'étude de Me Barbe, notaire à Moëlan, où domicile est élu.
28 novembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Caisse des Invalides. - Obtiennent une pension, Mmmes veuve Guilloré, née Scaviner, de Moëlan ; vve Jaffrézic, née Costiou de Névez ; vves Lozachmeur, née Le Bourhis et Drénou, née Le Favennec, toutes deux de Moëlan.
5 décembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Chasse sans permis. - Pour avoir chassé sans permis le 5 novembre, Jean Louis Flécher de Lanbeurnou, a été condamné à 50 francs d'amende avec sursis, il devra payer le prix d'un permis général, et voit la confiscation du fusil prononcée.
Moëlan. - Entre époux. - Les époux François Scaviner, de Moëlan, quoique marié depuis quelques années seulement, ne s'arrangent pas très bien. Des querelles et des coups arrivent fréquemment, à tel point que le 29 octobre, la femme s'en alla chez ses parents et porta plainte. Aujourd'hui à l'audience, aux questions qui lui sont posées, elle reconnaît les faits, mais déclare qu'elle s'est raccomodée avec son mari et qu'elle ne voudrait pas qu'on le punisse. Après une plaidoirie très humoristique de Me Fournis, le tribunal condamne le mari à 8 jours de prison avec sursis.
19 décembre 1925 (L'Union Agricole et Maritime)
Moëlan. - Un départemental. - Dimanche, 13, fut un jour néfaste pour les voyageurs de Paris, passant à Moëlan, vers 7 h. 30 ! Songez-donc ! La locomotive ayant fait ses manoeuvres, dans cette gare, les employés négligèrent de racchrocher les wagons.
A la Forêt, seulement, chauffeur et mécanicien constatèrent cet abandon. Ils firent machine en arrière pour réparer le mal. Mais lorsque le convoi entra en gare de Quimperlé, l'express de 8 h. 3, le train était parti.