Littérature
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Divers
Vie artistique à Moëlan
1877-1915
Laurence Penven (mars 2019)
Naissance : 7 mai 1877 à Salamanque (Espagne).
Décès : 2 octobre 1915 à Moulin-sous-Touvent (Oise).
Formation : Pas de formation académique mais fréquente les peintres de Concarneau.
Mouvement : Impressionnisme, Synthétisme.
Rencontres artistiques : Deyrolles, Moret, José Souza-Pinto.
Amitiés : Maufra.
Jean Pégot-Ogier était aussi décorateur, illustrateur, journaliste et critique d'art.
Né en 1877 à Salamanque (Espagne), Jean-Bertrand Pégot-Ogier vient vivre à partir de 1886 à Hennebont, au château de Bellevue, devenu propriété familiale. Tout en profitant de l’ambiance artistique que son père écrivain, photographe et peintre y fait régner, il fait ses études au lycée de Lorient.
Autodidacte en peinture, il se forme au contact des peintres de Concarneau à partir de 1897-1898.
Vers 1904 il ne partage plus leurs idées et abandonne les clichés stéréotypés de la Bretagne. Il va partager son temps entre Hennebont et Paris. En 1909 il s’installe à Paris, collabore au journal « Le Breton de Paris », à la revue « Gil Blas ». Il adhère aux mouvements culturels et politiques « les Bleus de Bretagne », « les Bretons de Paris » et « la Pensée bretonne ».
Il expose à Lorient, Nantes, au Salon des Indépendants et au Salon d’automne de Paris.
Entre 1911 et 1914, il revient passer des séjours une ou deux fois par an au Pouldu, à Moëlan et à Pont-Scorff. Mobilisé lors de la grande guerre, il est touché par un obus et meurt à Moulin-sous-Touvent (Oise), en octobre 1915.
Pégot-Ogier dans son atelier
Quatre dates sont à retenir dans le parcours moëlanais de Jean Pégot-Ogier : 1907, 1909, 1913, 1914.
Parmi les thèmes que le peintre affectionne dans sa vision de la Bretagne, on retient particulièrement les pardons. Celui de Saint-Philibert fait l’objet de plusieurs scènes : en 1907, la ville de Lorient acquiert deux tableaux : Matin de pardon, Morbihan et Soir de pardon, Bretagne, où l’on reconnaît le calvaire et la chapelle de Saint-Philibert. D’après Jean-Marc Michaud et Christian Bellec, les titres des deux œuvres ont été inversés. De nombreuses femmes sont assises ou debout dans l’herbe, près de la chapelle et du calvaire, tandis qu’une mère et sa fille s’avancent sur le chemin. (J.-M. Michaud et C. Bellec). Toujours à propos de ces deux tableaux, André Cariou a émis l’hypothèse qu’ils auraient pu composer, à l’origine, un triptyque dont le panneau central resterait inconnu
Deux ans plus tard, en 1909, un pastel intitulé Pardon de Saint Philibert, de même hauteur que Matin de pardon et Soir de pardon, est présenté en décembre au Salon de la Société des artistes bretons de Nantes. Un autre pastel de petites dimensions, Soir de pardon, reprend la même scène, sous un angle légèrement différent, la chapelle y prenant une place plus importante, alors que le calvaire n’est pas représenté.
Un pardon à Saint-Philibert , début XXè siècle
En 1913, Pégot-Ogier passe une huitaine de jours à Moëlan. Descend-il à l’hôtel Quentel proche de la chapelle ? Une toile, intitulée Pardon de Saint Philibert à Moëlan représente des femmes de dos, en recueillement avec quelques hommes, le chapeau en main, à l’intérieur de l’enclos de la chapelle. Lors de ce séjour en 1913 le peintre aurait réalisé six toiles, dont une aquarelle, La Chapelle Saint Philibert à Moëlan. Et c’est encore la chapelle qui est dessinée à l’arrière-plan d’un Jour de marché où se pressent les chalands au premier plan.
Un autre thème très présent chez l’artiste est celui des paysages. Les berges du Blavet, du Scorff, de la Laïta, les rivages du Pouldu et de Doëlan sont les sujets de bien des toiles. Mais à Moëlan, nous connaissons seulement les Bords du Belon.
Les scènes représentant des femmes dans leur vie quotidienne sont nombreuses elles aussi. En prière (Bretonnes en prière), au travail (Retour de la pêche, Bretonne sur les quais) ou à la fête (Régates du Belon), elles conservent toujours une certaine élégance, rehaussée par le blanc de leur coiffe. Jean Pégot-Ogier a peint les Régates du Belon au cours de l’été 1914, quelques semaines avant d’être mobilisé.
Sources :
Catherine Puget, Alain Le Quernec, Jean Pégot-Ogier 1877-1915, catalogue de l’exposition, Musée de Pont-Aven, 1993
Jean-Marc Michaud, Christian Bellec, Jean-Bertrand Pégot-Ogier, Live éditions, 2015
Jacqueline Duroc, Estelle Guille des Buttes-Fresneau, Hervé Duval, La modernité en Bretagne : Tome 2, de Jean-Julien Lemordant à Mathurin Méheut (1920 – 1940), Silvana Editoriale, 2017
"Ces deux tableaux composaient-ils, à l’origine, un triptyque dont le panneau central resterait inconnu ? (Matin, méridienne, Soir ?)" |
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"Matin de pardon, Morbihan" ("Soir de pardon") Huile sur toile (78.4 x 130 cm) |
"Soir de pardon, Bretagne" ("Matin de pardon") Huile sur toile (78,4 x 130 cm) Collection Ville de Lorient, 1907 |
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"Soir de pardon" Pastel (18 x 25 cm) |
Chapelle St-Philibert Editeur Artaud |
"Pardon de Saint-Philibert à Moëlan" - 1913 Huile sur toile (46 x 55 cm) Collection particulière |
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"Jour de marché" - Moëlan Aquarelle sur trait d'encre (19 x 24 cm) |
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"Bretonne au bord de la falaise" Huile sur toile (64 x 80 cm) |
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La vente de sardines - Brigneau Editeur Bureau |
"Bretonne sur les quais" Dessin au crayon (20 x 20.5 cm) |
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"Régates du Belon" - 1914 Huile sur toile (91 x 100 cm) Collection particulière |
"Jeune Bretonne tricotant près du rivage" |
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Autres oeuvres non représentées
"Saint Philibert, Moëlan"
"La chapelle de Moëlan" - 1913 Aquarelle (23 x 31 cm) |
"Les bords du Belon" Huile sur toile marouflée (23 x 50 cm) |
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